L'art de comprendre un texte
Lorsqu’on apprend une langue étrangère, on est confronté en cours à des textes et dialogues de plus en plus longs et complexes. Alors qu’en 6e ils sont expliqués pas à pas, servent à travailler une nouvelle structure et ne contiennent bien souvent que peu de nouveau vocabulaire à la fois, au fil des années, la densité du lexique inconnu peut être source de panique pour l’élève de niveau moyen à faible
. Il existe pourtant des techniques pour affiner sa compréhension d’un texte qui de prime abord semble ne pas vouloir parler, révéler ses secrets au lecteur. Pour parvenir à saisir le sens d’un texte, il faut ouvrir ses petites branchies et se livrer à un véritable travail de détective.
Partie I, celle où l’on fait préchauffer son cerveau
Conseil n°1 : ne paniquez pas devant la somme d’inconnu que vous avez sous les yeux. Le (mauvais) réflexe que beaucoup d’élèves ont est de voir surtout ce qu’ils ne connaissent pas, au lieu de se raccrocher à ce qu’ils reconnaissent pour en faire le point de départ de leur travail de décryptage.
Conseil °2 : définissez un contexte autour du texte. Le titre, le nom de l’auteur, l’œuvre dont le document est extrait et même la date de publication peuvent parfois vous donner des indices précieux sur le contenu avant même que vous ayez commencé à lire. Suivant le thème annoncé par le nom du roman (ou autres), on peut imaginer quels champs lexicaux seront présents dans le texte.
Conseil n°3 : En tenant compte des informations précédentes, lisez le texte une première fois sans vous arrêter, afin d’arriver au bout de la lecture avec une vue d’ensemble, même vague. Cette étape passée, vous pouvez vous demander ce que vous avez effectivement compris et commencer à explorer ce que vous ne comprenez apparemment pas.
Partie II, ça bouillonne, ça bouillonne
Au lieu de vous disperser en panique devant l’étendue de ce qui vous fait défaut, recherchez les éléments-clé, ceux qui répondent aux questions :
Who ?
What ?
Where?
When?
What about?
Mais non, ça ne prend pas tant de temps que ça, il faut juste habituer son esprit à cette petite gymnastique
et vous finirez par la faire sans vous en rendre compte, ce qui sera déjà signe d’un net progrès. 
Maintenant, voyons ce qui fait obstacle à une compréhension plus fine, voire complète du texte.
- Il y a de grandes chances que vous essayiez de comprendre comme vous essayez d’écrire, c’est à dire mot à mot
. Je pense avoir été assez claire à ce sujet sur Travailler et améliorer son expression écrite en anglais : ça ne sert à rien. Pour comprendre une phrase, c’est l’ensemble qu’il faut lire au préalable. Vous savez, par exemple, que les adjectifs se positionnent en anglais avant le nom qu’ils qualifient. Vous savez aussi qu’en français c’est plutôt l’inverse. Donc en lisant une phrase du type « It was a big, wild-looking grey dog. », passez sur les adjectifs, qui sont facilement identifiables, et allez directement chercher le nom auquel ils se rapportent, c’est votre point de départ!
- Ne vous arrêtez pas à UN mot que vous ne comprenez pas dans votre phrase. Posez-vous la question : « ce mot m’empêche-t-il de saisir l’essentiel du texte, ou puis-je me débrouiller sans l’élucider ? » Il y a de grandes chances qu’un seul mot n’entrave pas réellement votre bonne compréhension du texte. Cependant, si ce mot était vraiment vital, voyez si vous ne pouvez pas travailler par inférence, c’est à dire déduire le sens du mot d’après le contexte. Si je vous donnais un texte en français dans lequel il manque un seul mot que vous devez retrouver par déduction grâce au contexte, vous le feriez sans problème. En anglais, c’est la même chose, donc ne vous laissez pas envahir par la panique et l’angoisse et jouez aux devinettes. Après tout, vous ne faites que transposer un exercice que vous maîtrisez du français à l’anglais, alors pas de quoi vous prendre pour Michael Jackson.
- Observez la vie des mots et devenez de vrais, bons lexicologues. Dans chaque mot que vous ne comprenez pas, êtes-vous sûrs que vous ne reconnaissez rien du tout? DU TOUT? Même pas un adjectif/verbe/nom affublé de préfixes et de suffixes par exemple? Imaginons que vous tombiez sur l'adjectif disrespectful, inconnu au bataillon. Ce qu'il faut lire, en réalité, c'est dis-respect-ful. Vous avez reconnu respect, qui est un mot transparent, il vous reste donc à découvrir le sens de ce qui l'entoure. Vous connaissez beautiful, qui veut dire beau et qui équivaut à l'opération suivante: beauty + full = full of beauty = beautiful (oui, avec un seul L, alors que l'adjectif full en contient 2.) Logiquement respectful = full of respect = « respectueux ». Le suffixe dis- fait partie des suffixes dits ‘négatifs’, qui donnent à l’adjectif le sens contraire (les autres étant un- comme dans unhappy, unpleasant, unknown ; il- comme dans illegal, illiterate ; ir- comme dans irresponsible ; im- comme dans impossible). Disrespectful, que vous croyiez ne pas connaître, signifie donc « irrespectueux ».
En réalité, la formation des mots / lexicologie est plus complexe que l’exemple donné, c’est pourquoi je projette d’en faire une fiche qui trouvera sa place sur ce blog et vous donnera, je l’espère, de l’élan pour apprendre à vous dépêtrer d’ici le bac de textes qui ne sont peut-être pas si inaccessibles que ça…
. Il existe pourtant des techniques pour affiner sa compréhension d’un texte qui de prime abord semble ne pas vouloir parler, révéler ses secrets au lecteur. Pour parvenir à saisir le sens d’un texte, il faut ouvrir ses petites branchies et se livrer à un véritable travail de détective. Partie I, celle où l’on fait préchauffer son cerveau
Conseil n°1 : ne paniquez pas devant la somme d’inconnu que vous avez sous les yeux. Le (mauvais) réflexe que beaucoup d’élèves ont est de voir surtout ce qu’ils ne connaissent pas, au lieu de se raccrocher à ce qu’ils reconnaissent pour en faire le point de départ de leur travail de décryptage.
Conseil °2 : définissez un contexte autour du texte. Le titre, le nom de l’auteur, l’œuvre dont le document est extrait et même la date de publication peuvent parfois vous donner des indices précieux sur le contenu avant même que vous ayez commencé à lire. Suivant le thème annoncé par le nom du roman (ou autres), on peut imaginer quels champs lexicaux seront présents dans le texte.
Conseil n°3 : En tenant compte des informations précédentes, lisez le texte une première fois sans vous arrêter, afin d’arriver au bout de la lecture avec une vue d’ensemble, même vague. Cette étape passée, vous pouvez vous demander ce que vous avez effectivement compris et commencer à explorer ce que vous ne comprenez apparemment pas.
Partie II, ça bouillonne, ça bouillonne
Au lieu de vous disperser en panique devant l’étendue de ce qui vous fait défaut, recherchez les éléments-clé, ceux qui répondent aux questions :
Who ?
What ?
Where?
When?
What about?
Mais non, ça ne prend pas tant de temps que ça, il faut juste habituer son esprit à cette petite gymnastique
et vous finirez par la faire sans vous en rendre compte, ce qui sera déjà signe d’un net progrès. 
Maintenant, voyons ce qui fait obstacle à une compréhension plus fine, voire complète du texte.
- Il y a de grandes chances que vous essayiez de comprendre comme vous essayez d’écrire, c’est à dire mot à mot
. Je pense avoir été assez claire à ce sujet sur Travailler et améliorer son expression écrite en anglais : ça ne sert à rien. Pour comprendre une phrase, c’est l’ensemble qu’il faut lire au préalable. Vous savez, par exemple, que les adjectifs se positionnent en anglais avant le nom qu’ils qualifient. Vous savez aussi qu’en français c’est plutôt l’inverse. Donc en lisant une phrase du type « It was a big, wild-looking grey dog. », passez sur les adjectifs, qui sont facilement identifiables, et allez directement chercher le nom auquel ils se rapportent, c’est votre point de départ! - Ne vous arrêtez pas à UN mot que vous ne comprenez pas dans votre phrase. Posez-vous la question : « ce mot m’empêche-t-il de saisir l’essentiel du texte, ou puis-je me débrouiller sans l’élucider ? » Il y a de grandes chances qu’un seul mot n’entrave pas réellement votre bonne compréhension du texte. Cependant, si ce mot était vraiment vital, voyez si vous ne pouvez pas travailler par inférence, c’est à dire déduire le sens du mot d’après le contexte. Si je vous donnais un texte en français dans lequel il manque un seul mot que vous devez retrouver par déduction grâce au contexte, vous le feriez sans problème. En anglais, c’est la même chose, donc ne vous laissez pas envahir par la panique et l’angoisse et jouez aux devinettes. Après tout, vous ne faites que transposer un exercice que vous maîtrisez du français à l’anglais, alors pas de quoi vous prendre pour Michael Jackson.
- Observez la vie des mots et devenez de vrais, bons lexicologues. Dans chaque mot que vous ne comprenez pas, êtes-vous sûrs que vous ne reconnaissez rien du tout? DU TOUT? Même pas un adjectif/verbe/nom affublé de préfixes et de suffixes par exemple? Imaginons que vous tombiez sur l'adjectif disrespectful, inconnu au bataillon. Ce qu'il faut lire, en réalité, c'est dis-respect-ful. Vous avez reconnu respect, qui est un mot transparent, il vous reste donc à découvrir le sens de ce qui l'entoure. Vous connaissez beautiful, qui veut dire beau et qui équivaut à l'opération suivante: beauty + full = full of beauty = beautiful (oui, avec un seul L, alors que l'adjectif full en contient 2.) Logiquement respectful = full of respect = « respectueux ». Le suffixe dis- fait partie des suffixes dits ‘négatifs’, qui donnent à l’adjectif le sens contraire (les autres étant un- comme dans unhappy, unpleasant, unknown ; il- comme dans illegal, illiterate ; ir- comme dans irresponsible ; im- comme dans impossible). Disrespectful, que vous croyiez ne pas connaître, signifie donc « irrespectueux ».
En réalité, la formation des mots / lexicologie est plus complexe que l’exemple donné, c’est pourquoi je projette d’en faire une fiche qui trouvera sa place sur ce blog et vous donnera, je l’espère, de l’élan pour apprendre à vous dépêtrer d’ici le bac de textes qui ne sont peut-être pas si inaccessibles que ça…
Par serialteacher, Mercredi 21 Juin 2006 à 12:18 GMT+2 dans Trucs et astuces de prof (article, RSS)





