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Ne le dis à personne

Allée voir, samedi 4 novembre le dernier film de Guillaume Canet, que je connaissais surtout jusque là pour ses rôles dans Vidocq et dans La Plage (oui bon, il a bien entendu fait d'autres choses, mais je parle de ce que je maîtrise, et toc). Son film nous montre un couple heureux, amoureux depuis l'enfance jusqu'au jour où Manon se fait enlever quasiment sous les yeux de son mari, qui pour sa part se réveille à l'hôpital après avoir été assommé par le ou les malfaiteurs. Sa femme, elle, est retrouvée quelques jours plus tard, assassinée par un tueur en série. 8 ans plus tard, Alex reçoit un e-mail contenant un lien vers une caméra de surveillance en temps réel, qui lui montre Manon, bien en vie. C'est le début d'une course folle pour lui, car le mystérieux auteur du mail et des suivants le prévient qu'il est étroitement surveillé, et Alex doit tout faire pour maintenir son avance sur ses ennemis cachés, et résoudre l'énigme qui va désormais l'obséder jour et nuit. Manon est-elle vivante? qui est la femme qu'on a retrouvée morte? Qui l'a assommé? où Manon a-t-elle passé ces huit dernières années et pourquoi a-t-elle disparu si longtemps? Pourquoi les personnes qu'il interroge sont-elles muettes ou liquidées au fur et à mesure de l'intrigue? J'avais ouï dire que Ne Le Dis A Personne était encensé par la critique, et après l'avoir vu, j'avoue que je n'ai pas compris pourquoi. En effet, tout le monde sait que les critiques de cinéma se vautrent immanquablement à côté de la plaque (ben non, Mencken ne dit pas que des conneries), portant au nues des nanars parfois dignes de Max Pécas ou ayant des allures de mauvais trips (personne n'a oublié 'les nuits fauves' de Cyril Collard, et pourtant qu'est-ce qu'on aimerait bien...) pour descendre en flèche des pépites de façon injuste et disons-le, crétine. Il y en a bien eu quelques-uns pour dire par exemple que ce film donnait le tournis... Ben oui, il est filmé à l'américaine parfois, avec certains plans tournés caméra à l'épaule, mais consolons-nous en nous disant que si c'est la seule chose qu'ils ont trouvé à reprocher au réalisateur, il n'y a pas de quoi hésiter à aller voir le film. Le scénario est inspiré du roman Tell No One, de l'Américain Harlan Coben (rien à voir avec Kurt et d'abord ça n'est pas la même orthographe) qui, dit-on, hostile dès le départ à toute idée d'adaptation au cinéma, a donné son accord à la seconde où il a terminé de lire le projet de Guillaume Canet. Le film est prenant, rythmé, dépourvu des longueurs qui en ont dévalorisé plus d'un et arrive à créer du suspense là où il n'y en a pas vraiment. J'ai aimé: François Cluzet dans le rôle du pédiatre parisien (à l'origine, le personnage d'Alex Beck est un médecin New-Yorkais) dans la mouise jusqu'au cou et André Dussollier en gendarme retraité, père éploré de Manon Beck et pour finir... eh bien allez voir le film et vous saurez. Mais surtout, ne le dites à personne.

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