The Christmas Shoes
Par où commencer... Peut-être devrais-je dire que j'ai acheté ce livre sur amazon après avoir lu une critique très élogieuse dans une autre bulle dont je ne me rappelle hélas pas le nom. Le résumé laissait transparaître des personnages très différents, adultes ou enfants mais tous perturbés à leur manière, deux familles dont les destins se croisent plusieurs fois par hasard sans que personne n'y prête réellement attention, jusqu'au dénouement. D'un côté Robert Layton, avocat en vogue qui passe le plus clair de son temps à son travail, pensant faire son devoir de mari et de père en donnant à sa femme et à ses deux filles la possibilité financière d'avoir tout ce qu'elles désirent. Mais que sait-il au juste de leurs désirs? de leurs rêves? En réalité, Robert ne sait rien de sa famille, dont il s'éloigne tous les jours un peu plus. Désemparé, alors que sa femme vient de lui demander de faire ses bagages après Noël, il erre dans les rayons des magasins, plus par devoir que par réelle envie de faire des cadeaux, sans savoir quoi acheter. C'est alors qu'un petit garçon se tourne vers lui à la caisse pour lui demander de l'aider à payer une paire de chaussures car il n'a pas assez d'argent sur lui. Ces chaussures ne sont pas ordinaires: elles sont le dernier cadeau d'un petit garçon à sa maman mourante, qui veut la voir sourire encore une fois et faire qu'elle soit belle au moment de rencontrer Jésus. Devant la détresse de ce petit bonhomme dont le principal souci jusqu'alors était de savoir ce que pouvaient bien penser les fleurs sous la neige en hiver, Robert va alors recevoir la réalité de sa propre situation en pleine figure. Est-il encore temps de réparer ce qu'il a délibérément laissé se délabrer? de Père, saura-t-il devenir papa? Osera-t-il redevenir le mari qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être avant de muter en simple portefeuille? Tout en me demandant avec quelle classe je pourrais bien étudier ce livre (déformation professionnelle d'une incorrigible littéraire), je n'ai cessé de pleurer durant l'heure et demie qu'il m'a fallu pour lire ce petit livre (129 pages). Tout le monde s'est moqué de moi, sauf ma fille de huit ans qui admet parfaitement qu'on puisse avoir du chagrin en lisant une histoire triste. Non mais!
Par serialteacher, Mardi 23 Janvier 2007 à 23:27 GMT+2 dans Le bidule du mois (article, RSS)





