Scorpions à Dijon le 18 mai...
Moi j'y serai. Pourquoi? parce qu'on ne m'a pas laissé le choix. Parce qu'à l'âge qu'ils ont ils n'en ont plus pour très longtemps les pauvres. Parce que certains d'entre nous ont décidé d'oeuvrer pour la cause de la gériatrie musicale et avaient le choix entre Scorpions, the Police, Genesis ou Aerosmith (on ne parlera pas d'OMD, on a dit qu'on faisait dans le musical, pas dans le social...) Eh bien, après avoir longuement réfléchi à la raison profonde qui me poussera, le 18 mai prochain, à me présenter au Zénith de Dijon vêtue d'un pantalon en cuir noir, sans doute un scorpion ou deux griffonnés sur les joues et une foultitude de chaînes assorties aux déambulateurs des musiciens autour du cou (les chaînes, pas les musiciens), je suis arrivée à la conclusion suivante: Scorpions, pour moi, évoque un peu plus que les sempiternels titres que la radio passe depuis 30 ans, comme si les chargés de programmes ne connaissaient que ceux là, au demeurant très agréables (Still Loving you est un slow très puissant, quoique pompier à certains égards). Pour moi, Scorpions c'est d'abord Always Somewhere ou encore Wind of Change, que je me rappelle, au cours d'un voyage scolaire en Italie en classe de 3e, avoir braillé à faire trembler les murs de ma petite cellule du couvent romain où j'étais logée, pour la plus grande joie des garçons qui occupaient celle du dessous. Le cocktail Scorpions - Indochine (que je suis allée voir le 12 décembre dernier toujours à Dijon) - The Charts (dont le chanteur était Calogero, sauf qu'à cette époque là il avait moins de voix, plus de cheveux et qu'il s'appelait Charlie, mais n'empêche, je suis allée le voir deux fois en concert, à Agen et à Dijon en 2005), c'était mon univers musical lorsque j'étais au lycée. Puis se sont greffés là-dessus Metallica, Guns n' Roses, The Police et INXS. Alors pour le plaisir de me retrouver au temps où, avec ma vieille copine Amandine, je jouais à SuperMario2 en bouffant des M&M's avec Scorpions en fond sonore, au zénith le 18 mai prochain je serai, Rock you like a hurricane avec Klaus Meine je massacrerai, honte à Marc je ferai, mais vraiment une super soirée je passerai.
La photo, c'est juste un choix pervers pour nuire, parce que Klaus Meine, le John Cage du hard rock, ne ressemble plus tellement à ça maintenant. Si vous voulez voir le changement (pour ceux qui ne connaîtraient pas, et découvrir par la même occasion le premier extrait de leur très attendu prochain album, allez sur Youtube et tapez Humanity Hour 1. Profitez-en pour noter la mésaventure d'Axelle Red juste au début de la chanson hinhinhin)
Par serialteacher, Dimanche 1 Avril 2007 à 09:53 GMT+2 dans La pensée du jour... (article, RSS)







