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La bonne idée n°1: Marc fait du roleplay...

 

Le jeu de rôles en cours de langues.

Exemple de l'espagnol.

Aujourd'hui, on ne peut plus se contenter de notre langue maternelle : l'heure, depuis assez longtemps tout de même, est à l'ouverture et aux échanges entre les pays. C'est là que l'apprentissage d'une langue prend toute son importance et les enfants, grâce à l'enseignement des langues vivantes que sont l'anglais, l'espagnol, l'allemand ou l'italien pour ne citer qu'elles, ont la chance de pouvoir acquérir cet « outil » indispensable à leur futur.

C'est pourquoi cet enseignement des langues ne peut se réduire à de simples commentaires de documents divers et variés qui ne placent jamais l'apprenant en situation réelle de communication.

Communiquer avec une personne d'un autre pays, voilà bien l'un des objectifs que s'est fixé le cadre européen et le professeur doit orienter son enseignement dans ce sens : à quoi bon savoir présenter un texte ou commenter un tableau de Goya si on est strictement incapable de commander une boisson dans le premier bar où l'on s'arrête ? Il ne s'agit pas bien entendu de renoncer à l'étude des types de documents précités car différencier un roman d'une nouvelle, ou encore une publicité d'une propagande sont également des objectifs à atteindre : ils ne doivent pas par contre représenter l'essentiel du cours. En effet, se limiter à cette façon d'enseigner revient à exclure la communication de son cours. Je le répète, l'enseignant doit placer l'élève en situation de communication authentique, c'est-à-dire aussi proche de la réalité que possible, et répondre aux questions du professeur sur ce que dit tel ou tel personnage dans un texte n'est pas réaliste : cela ne sert qu'à approfondir la compréhension du document, rien de plus.

Placer ses élèves « en situation » n'est pas une pratique nouvelle, bien au contraire : des tas de professeurs le font depuis belle lurette. Les élèves interprètent tour à tour des clients d'un restaurant, des personnes au guichet de la poste en mobilisant ce qu'ils ont appris auparavant (tournures, vocabulaire...).

Si de nombreux professeurs pratiquent ces activités avec leurs élèves, peu se risquent à intégrer le jeu de rôles, qui suppose une grande part d'imprévu. Dans un jeu de rôles, on interprète habituellement un personnage qui n'est pas soi : on peut l'inventer de toutes pièces ou bien le « maître du jeu », ici le professeur, peut l'imposer au joueur. Tous les scénarii sont envisageables et il peut y avoir des rebondissements, soit dictés par l'enseignant afin de débloquer une situation, soit voulus par les acteurs. En effet, le but du jeu de rôles, c'est de faire évoluer une histoire, à condition de « jouer le jeu » bien sûr. La différence entre un jeu de rôles et une simulation, c'est que le premier ne limite pas l'intervention : par exemple, une fois que l'élève a réussi à commander son verre de coca et le reste, donc qu'il a réemployé les bonnes structures, on peut considérer la simulation terminée. Par contre, cela deviendrait du jeu de rôles si l'on faisait intervenir d'autres personnages, comme un mari jaloux qui pense que le client en question fréquente un peu trop son épouse, un vieil ami qu'il n'a pas revu depuis fort longtemps etc... le but étant de faire évoluer l'histoire.

Lorsque je pratique le jeu de rôles, je n'interviens jamais pendant la représentation afin de ne pas interrompre la communication : je ne suis là qu'en dernier recours pour du vocabulaire ou pour suggérer des idées si les acteurs manquent d'imagination. D'autre part, je demande aux élèves qui ne participent pas pour l'instant de noter les « erreurs » de langue qu'ils entendent et je fais de même. De ce fait, personne ne reste passif.

A la fin, nous discutons des quelques erreurs entendues mais sans mettre de note dans l'immédiat. A mon avis, il est plus judicieux de les évaluer sur l'activité qu'une fois qu'ils y sont habitués et que s'est créé un climat de confiance. Lorsque l'on connaît la difficulté pour des adolescents de « passer » devant tout le monde, il ne faut pas ajouter un frein de plus à la participation.

Marc.

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