serialteacher

Bye bye Katt...

C'était le petit nom de ma petite fiesta bleue jusqu'à hier soir 19h30. Je l'avais depuis 2001 et elle n'avait que 51812 km. C'est précis? C'est parce que j'ai regardé son compteur une demi-minute avant l'accident. Avant qu'un chien ne décide de nous traverser sous les phares. Il faisait nuit et ni l'un ni l'autre nous ne l'avons vu arriver. Un grand coup de volant à gauche, suivi d'un autre aussi violent à droite pour tenter désespérément de redresser la trajectoire de la voiture, mais à 80km/h, il n'y a pas eu grand chose à maîtriser. Nous avons mordu l'accotement, très boueux, ce qui nous a renvoyés au milieu de la route en un tête-à-queue brutal. La voiture a terminé sa course dans un fossé assez profond pour qu'elle s'y retrouve couchée sur le flanc droit. Comme j'étais passagère, je me suis retrouvée projetée contre le montant de la portière que je ne pouvais plus ouvrir pour sortir, puisqu'elle était coincée contre le fond du fossé. Il a donc fallu que mon ami m'extraie de la carcasse, ce qui prouve au passage à quel point il est costaud... Ca m'a pris deux bonnes minutes alors que nous étions encore dans la voiture pour réaliser ce qui venait de se produire, penser à couper le contact, mettre les warnings et sortir mon téléphone portable pour appeler du secours. Une fois dehors, les images m'ont retraversé l'esprit une fois, deux fois, vint-cinq fois, tandis que les voitures s'arrêtaient les unes après les autres pour demander si nous avions besoin de quelque chose. Puis j'ai examiné ma voiture autant que je le pouvais dans le noir. Plus de bloc phares à l'avant, la lunette arrière proprement éjectée un peu plus loin, le capot en vrac, des morceaux de radiateur un peu partout... et ce matin, alors qu'elle a été enlevée de son fossé, il paraît que le côté droit faisait peine à voir. Alors je ne pense pas être pessimiste en disant d'ores et déjà au revoir à ma petite Katt. L'expert va passer, la regarder et l'envoyer directement à la casse. Pour ma part, je suis la seule à avoir subi des dommages corporels, qui auraient certainement pu être bien pires, mais n'en sont pas moins fort douloureux...

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Contre les taches tenaces...

Fidèle à moi-même et à ma sainte horreur de l'orthographe bafouée, de la grammaire violentée et j'en passe, j'ai envoyé ce matin un courrier électronique au service consommateurs du Petit Marseillais. Certes, je leur dois la propreté de mes mains, usant et abusant avec délices de leur savon liquide (le savon de l'Ecolier naturellement, imprégnée de mon métier que je suis jusqu'au bout des doigts.) Pour autant, dois-je fermer les yeux sur la mention qui figure sur la bouteille dudit savon, vantant la qualité du produit contre, je cite 'les tâches tenaces'? Moi je dis non, je hurle NON. Une 'tâche' et une 'tache' sont deux choses différentes. Faisons une expérience toute simple, et à la portée de n'importe qui ici, à l'ère de windows et de l'internet. Ouvrons un fichier Word, tapons le mot 'tâche', plaçons notre curseur à la fin du mot et, un clic droit plus tard, sélectionnons la fonction 'synonymes'. Que voyons-nous apparaître? Eh bien des mots tels que 'ouvrage, besogne, labeur', etc... Répétons l'opération avec le mot 'tache' cette fois-ci. Les mots proposés: 'bavure, coulure, salissure, dartre...' Qu'en déduisons-nous? Qu'une 'tâche' n'a rien à voir avec une 'tache'. Par conséquent, et puisque nous venons de faire la démonstration que l'orthographe est porteuse de sens, j'invite les personnes intéressées à faire un copié-collé du message suivant et à l'envoyer, comme je l'ai fait, ici (rubrique contacts, en bas à droite de la page d'accueil).

Bonjour, ayant constaté que certains produits Le Petit Marseillais portaient la mention 'contre les tâches tenaces', qui comporte donc une faute d'orthographe, puisque le mot 'tache' qui désigne une salissure s'écrit sans accent circonflexe (au contraire du mot 'tâche' qui lui désigne un travail), nous aimerions que soit modifiée cette erreur. Merci de votre compréhension.

A suivre...

 

Edit du 19 octobre 2007: Eh bien ça y est, j'ai reçu une réponse du service consommateurs, qui me remercie de l'intérêt que je porte à ses produits et qui me précise que l'erreur a été commise à l'imprimerie et qu'elle est en cours de modification. J'ai donc remercié l'expéditeur du courrier avec beaucoup de chaleur, tout en lui suggérant de demander également à l'imprimerie de modifier le site internet, qui porte lui aussi le circonflexe de la discorde... Mauvaise foi, quand tu nous tiens...

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Euh...

      J'avais fait mon deuil de la popularité universelle, me disant avec philosophie que j'avais assez à faire avec les gens qui m'apprécient pour me dispenser d'accorder le moindre intérêt à ceux qui me vouent aux gémonies (ou tout du moins s'y emploient). Jusqu'ici. En efft, qu'on ait du mal à se trouver des atomes crochus avec moi, voire qu'on n'ait pas envie de s'en trouver du tout, c'est pas bien grave, au pire ça me chatouillera l'estomac une soirée avant que je passe à autre chose.

      Mais qu'on soit assez écorché du bulbe pour me sortir 'dommage que je puisse pas te supprimer toi', là, j'avoue, mon seuil de tolérance (pour paraphraser une personne que je ne lis plus que d'un derrière distrait) en a pris un coup. Genre 'toi, ma pauvre, t'es vraiment l'antechrist.' Eh ben honnêtement, jusqu'à aujourd'hui j'ignorais totalement que je pouvais susciter une haine pareille et que j'étais une nuisance assez puissante pour faire fi à la fois de l'espace et du temps. Tout bien considéré, je ne vois qu'une seule chose à répondre:

         Why don't you go outside and play hide-and-go-fuck-yourself?

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Au revoir mon petit compagnon

Toi que j'ai ramassé en bas du nid un jour de juillet,
que j'ai nourri au biberon,
toi qui venais d'avoir deux ans et qui tellement m'amusait,
je te demande pardon.
Je ne me rappelais pas pour les noyaux d'abricot.
Tu me manques cruellement.
   Au revoir petit Mikwik.

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Glacée d'horreur

        Il n'y a pas de mots pour décrire ce que je ressens une fois de plus, comme à chaque fois qu'un ou des enfants meurent. La mort d'un enfant est anormale, injuste, incompréhensible et intolérable, pour ses proches comme pour les autres. Je ne peux pas supporter l'idée que ce soir les parents de ce petit garçon de deux ans et demi, mort ce matin écrasé entre une voiture et le mur d'une maison devant l'école de mes enfants, vont imploser de peine et devoir commencer un deuil qu'ils n'auraient jamais dû connaître. Il n'a eu le tort que de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, alors qu'au mètre près, à la seconde près, ni lui ni sa maman ne se seraient douté qu'il venait d'échapper à une mort brutale, qui en plus de l'avoir privé de son avenir et d'avoir laissé sa famille dans une peine extrême à moins d'une semaine de Pâques, a traumatisé les enfants de petite et moyenne section qui se trouvaient dans la cour de récréation et ont assisté à toute la scène, ainsi que les deux institutrices dont l'une a dû prodiguer les premiers secours, en vain. Pourquoi?

Edit: et pendant ce temps là, le pépé qui est responsable de l'accident et un donneur de leçons notoire, sort ses poubelles comme si de rien n'était et se pavane en ville...

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Ô Rage, ô désespoir...

Mon hululement d'aujourd'hui aura certes des allures de coup de gueule, mais comme pour l'Oréal, ça le vaut bien. Je m'explique: actuellement, en pleine période de conseils de classe, on définit comme chaque année les orientations des élèves de secondes. Qui s'apprête à redoubler? Pour qui envisager une réorientation vers une filière professionnelle, qui poursuit son cursus scolaire en lycée général? et dans ce cas, dans quelle section ira tel ou telle élève?

Que les jeunes matheux, esprits scientifiques, futurs médecins, physiciens nucléaires ou comptables aillent en S, c'est logique, je ne vois là rien à redire. Que les élèves ayant un projet professionnel défini autour du commerce, de la politique, du droit, ou même ceux qui souhaitent aller jusqu'au bac dans la filière la plus éclectique possible faute de savoir vers quelle carrière se tourner après le lycée optent pour un bac ES, toujours rien d'anormal. Mais que les élèves qui n'ont pas des moyennes suffisantes pour aller en ES ou en S et/ou qui cherchent la facilité demandent à aller en L, là, à refaire le même constat chaque année, directement ou indirectement, j'attrape systématiquement des boutons et des noeuds à l'estomac. J'ai vu des élèves être 'castés' pour aller en L avec des 8 de moyenne en anglais, en allemand, en espagnol, en lettres ou en histoire-géo et je trouve ça contradictoire, aberrant, injuste. Pourquoi croit-on à présent que faire une filière littéraire c'est 'fingers in the nose'? Est-il facile d'acquérir 3 langues étrangères et de s'envoyer 9h de philo par semaine avec un coefficient 7 au bac? Que dire du programme d'Histoire-géo, dont l'épreuve est, quant à elle calculée à coef 5? Être en spécialité littéraire et en présenter un profil aussi affûté que possible n'est pas donné à tout le monde. Qui, parmi les élèves "littéraires" d'aujourd'hui, peut sans mentir dire qu'il ne fait jamais de fautes d'orthographe, qu'il a un registre de langue suffisant pour satisfaire aux exigences de la voie qu'il a choisi? Qui, en toute bonne foi, n'écrit délibérément pas en sms, et dit 'ça devient pesant, il faut que je fasse quelque chose car la situation avec cette personne est vraiment trop tendue' au lieu de 'chte jure jvais la crever cette morue, elle me fait grave chier'? Qui est capable de lire Shakespeare dans le texte, d'établir des parallèles entre divers auteurs et de les argumenter, à l'écrit comme à l'oral, sans autre outil que sa culture personnelle durement acquise les soirs où d'autres bavent devant les idoles en toc de la Starac'? Qui passe du temps à apprendre des listes thématiques de vocabulaire dans 3 langues, cherche sans cesse des synonymes de mots communément employés pour se hisser à un niveau de français supérieur, travaille son style et sa plume sans relâche et cherche à lire en entier les oeuvres dont sont tirés les textes travaillés en cours de français ou de LV? Où êtes-vous, les bons, les vrais L, ceux qui savent répondre aux questions de la prof d'anglais en anglais sans poser au préalable la question 'faut répondre en anglais?', et de s'exécuter en poussant des soupirs de femme en gésine? Essaye donc en javanais, pour voir... Vous avez des cours de lettres pour apprendre à analyser un texte dans votre langue maternelle, donc a priori lorsque vous êtes en cours de LV, c'est pour mettre en pratique cette compétence-là dans une autre langue. J'ai déjà eu des 1ère L d'une paresse, d'une mauvaise volonté quasiment proverbiale dans le lycée et d'une incompétence abyssale, ceci expliquant cela.

Cette filière littéraire, regardée de haut et largement désertée parce qu'elle devient l'apanage des 'moyens moins partout' et des feignasses, ne peut plus se permettre de faire la fine bouche dans son recrutement, d'où un insupportable cercle vicieux. Par conséquent, le travail que les professeurs effectuent dans ces classes n'est plus le même qu'il y a 20 ou 30 ans. Je ne suis pas du genre nostalgique, mais les sacrifices que demande ce choix sont aussi lourds que nombreux, et moi je les ai faits, j'avais mérité d'aller en Littéraire. Dire à un élève ayant les moyennes précitées qu'il a sa place en L c'est de l'hypocrisie. Croire que 'faire L c'est peinard', c'est se fourrer le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate. Pour que cette noble et belle voie (qui mène surtout vers le professorat, c'est vrai, ce qui doit également procéder d'une vraie vocation, croyez-moi), qui devrait normalement rassembler les esprits les plus fins, les plus mûrs et les plus ouverts (sans décrier les autres sections, on ne combat pas un extrême par un autre) ne tombe pas totalement et irrémédiablement dans le néant, je me battrai, si un jour je reviens au lycée. Futurs L de mes élèves, sachez-le, il vous faudra assumer votre choix car vous bosserez jusqu'à rêver à vos verbes irréguliers la nuit tant que je ne vous jugerai pas à la hauteur. Et une fois que vous y serez, vous saurez pourquoi vous êtes là. C'est tout.

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Post à beuglante

J'ai déjà exprimé ma rage envers quelques malfaisants il y a peu, mais là, point envie de m'étaler, donc...

AAAAAAAAAAARGH!       

 

D'autres questions?

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Et de 10!

Voilà. Hier matin, 21 novembre, j'ai signé mon dixième bulletin de colle depuis le 5 septembre. Incroyable? Ben non. Que les choses soient claires: je ne prends bien souvent un carnet qu'en guise de première étape vers la sanction, le gardant en otage sur mon bureau jusqu'à la fin de l'heure pour me garantir la bonne conduite de son propriétaire. En cas d'inefficacité de cette première démarche, il m'arrive ensuite de cocher la case 'observation seule' des petits papillons jaunes, et d'écrire le motif de mon mécontentement en-dessous. Cela permet aux CPE de garder une trace de l'incident, et aux parents d'être avisés du problème, puisqu'on demande à l'élève de retourner le carnet signé. C'est une solution que j'adopte notamment en classe de 6e où les élèves, qui sont plus jeunes, ont souvent plus de mal à se tenir tranquilles une heure et où le moindre objet qui tombe peut nous faire perdre 5 minutes. Malgré tout, certains comportements, certaines paroles me poussent parfois à ignorer les deux premières étapes et à déclencher le plan 'colle' sans autre sommation. Vous voulez des situations concrètes? En voilà deux:
- Maxime (6e), apparemment de très méchante humeur ce matin-là, bougonne dans son coin depuis le début de l'heure. Je suis en train d'expliquer la notion de forme contractée et non contractée, et en entourant 'He's got' au tableau, je demande à la classe: 'c'est pareil que...?' Et Maxime de répondre, se croyant peut-être discret: 'c'est pareil que mon c..'
- Dylan et Aymeric (toujours en 6e mais dans une classe et dans un établissement différents) encore en train de bavarder malgré deux rappels à l'ordre. 'Vous deux, au prochain cours vous vous séparez. Et pour faire bonne mesure, je devrais bien vous donner une heure de colle, car c'est la troisième fois que je vous reprends.' Réponse de Dylan: 'j'en ai déjà deux, je m'en tape...' Comme il s'en tapait, je lui ai mis la troisième heure de colle, ce qui a valu à son cartable de descendre les escaliers un peu rudement car le jeune monsieur ne s'en tapait pas tant que ça, finalement...
Alors, j'exagère? Je ne crois pas non...

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Je me lamente...

Oui, moi, Serial Teacher ou Super Teacher suivant les jours pairs ou impairs je me lamente, vous ne souffrez pas d'hallucinations (ou alors je ne suis pour rien dans votre problème, enfin j'espère.) voilà une semaine que, sans vraiment qu'il y ait de raison à cela, je ne fais QUE punir. Vous me direz que j'exagère, que s'il en faut si peu pour me faire hululer c'est que je dois passer des nuits blanches lorsque je dois remettre un zéro pointé à un élève (ce qui n'est pas loin d'être le cas) et qu'il faut que je change de métier, que je m'endurcisse, que diable. Une colle n'a jamais tué personne. Non, certes. Mais je n'ai jamais ambitionné d'être garde-chiourme, maton, méchante sorcière de l'ouest et j'en passe. Or, allez savoir pourquoi, je doute que le problème vienne de moi. Ca n'est pas moi qui ligotte les élèves pour les empêcher de faire leurs devoirs, ni qui leur jette des sorts d'oubli pour qu'ils arrivent en cours sans savoir leurs leçons ou sans avoir leurs affaires (ils mettent presque tous leurs habits à l'endroit, c'est déjà ça...). Ca n'est pas moi qui les fais discuter, ni qui leur fourre un chewing-gum dans le bec, juré. Je serais plutôt du genre à le leur faire cracher plus vite que leur ombre, même. Donc, depuis plus d'une semaine, mes élèves copient des lignes (en anglais, hein. Quitte à copier bêtement, autant qu'ils apprennent au passage de l'anglais correct), copient leurs leçons autant de fois qu'ils ont de points en-dessous de la moyenne, doivent présenter leur carnet de liaison noirci de ma plume magistralement mécontente, se font remettre les oreilles dans le sens du vent comme ils le méritent, et se font coller. Eh oui. Je comprendrais leur excitation si nous étions juste AVANT les vacances scolaires. Mais les vacances sont terminées, et la reprise semble être difficile pour eux. Qu'à cela ne tienne. Il faudra bien qu'ils se remettent à travailler et à surveiller d'un peu plus près leur comportement s'ils ne veulent pas que leur bien-aimée prof d'anglais devienne infernale. Oui, oui, ça aussi je sais faire... A bon entendeur, mes petits...

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