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Teachers Plant the Seeds of Success

Être prof, c'est pour moi une joie sans cesse renouvelée. Chaque année, en septembre, je fais connaissance avec des classes, mais aussi avec chaque enfant ou adolescent qui la compose. Lorsque je fais l'appel pour la première fois, je scrute chaque visage en songeant que dans quelques semaines il me sera familier et que je vais marcher main dans la main avec ces élèves pendant toute une année scolaire. Il m'arrive bien sûr de retrouver d'une année sur l'autre des élèves que j'ai déjà eus... ceux-là je les vois grandir, devenir plus mûrs, progresser et c'est extraordinaire de les regarder évoluer et de se dire qu'à son modeste niveau, on y aura contribué. Le bonheur, lorsqu'on est enseignant, c'est de savourer chaque minute d'un cours productif, lors duquel le courant passe tellement bien entre la classe et soi que lorsque la sonnerie retentit, on a l'impression de revenir sur terre et on se sépare à regret en attendant la séance suivante. Être prof, c'est aussi, les jours où on se sent moins performant, savoir se remettre en question et ne pas baisser les bras, se dire que le cours suivant sera plus réussi. C'est donner son temps, son attention, son énergie, mettre sa créativité et celle des élèves à contribution, mettre sa science et sa compétence à la portée de plus jeune que soi. C'est savoir où l'on va et le faire sentir, tout en n'ayant pas peur de se laisser entraîner hors piste si les idées des élèves ne correspondent pas à ou dépassent ce que l'on attendait. C'est un métier qui peut aussi être éprouvant, lorsque l'un ou l'une d'entre eux vient confier des misères parfois bien trop lourdes à assumer pour son âge, et qu'on ne peut offrir qu'une oreille attentive et quelques paroles qu'on voudrait réconfortantes. C'est donner une éducation de base quelquefois, lorsque le contexte familial n'est pas en mesure de fournir un cadre suffisant, et ne pas démissionner face à chaque petit manquement qui ne demande qu'à devenir plus important. C'est enseigner la rigueur et l'amour du travail bien fait, transmettre la soif de connaissances, poser les fondations de l'autonomie et combattre l'approximation. C'est être prêt, bien qu'on nous exhorte en formation à marquer chaque élève par la maîtrise de son sujet et par sa personnalité, à n'être qu'un adulte de passage dans la vie de milliers de jeunes insouciants et se préparer à devenir petit à petit, un vieux con. Et puis, un beau jour on reçoit un mail de Françoise (1ES, Pontus de Tyard 2004-2005) qui dit qu'elle est en seconde année de LLCE anglais et que ça se passe très bien, on rencontre par hasard sa camarade de la même classe, Charlotte, qui dit qu'elle est en seconde année de LEA anglais-espagnol et que c'est vous qui lui avez donné de goût de l'anglais. On croise Gaëlle, qu'on avait convaincue d'aller en 1ère ES plutôt qu'en BEP esthétique, et qui remercie avec beaucoup de sincérité parce qu'elle est à présent en pleine préparation du bac ES et qu'elle a même de bonnes moyennes... Alors on se dit qu'on n'est pas prêt pour le placard et que non, vraiment, la reconversion c'est pas pour demain...

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A propos de Note2be...

Récemment, un visiteur m'a demandé dans un commentaire ce que je pensais de Note2be, ajoutant que je ne pouvais pas ne pas en avoir entendu parler. A cela je répondrai que j'en ai entendu parler en effet, mais tout juste puisque c'est Ursula, notre assistante d'allemand qui, venue me rendre visite au cours de mon arrêt maladie, l'a évoqué en premier, avant que je découvre le 3 mars dernier, jour de ma reprise, que le site avait été censuré par décision de justice. Autant dire que l'impact du phénomène Note2be sur serialteacher aura été minime. Qu'en penser? Eh bien je ne sais pas trop en réalité. N'ayant pour ma part que très peu d'ennemis parmi mes élèves et parents d'élèves, je pourrais dire que je n'ai rien à "craindre" de sites de cet acabit. Cependant, jouir d'une certaine popularité ne fait pas de vous un bon prof, pas plus qu'être craint ou pas particulièrement aimé ne fait de vous un mauvais prof. Peut-on réellement être objectif dans son jugement quand on est élève, qu'on est doué ou non pour telle ou telle matière, qu'on se trouve des affinités avec tel ou tel prof? A-t-on légitimité pour le faire? Aurait-on l'idée de noter ses parents? ses frères et soeurs? ses collègues? N'est-ce pas là la dérive d'une génération qui ne vit et ne pense plus que par l'évaluation starac'-style? Qui se figure qu'elle est cliente de l'école comme d'un restaurant, consommatrice de cours, de professeurs? Pas étonnant dans ces conditions que certains élèves choisissent leurs matières et mettent si peu de coeur à l'ouvrage. Ils ont un peu perdu de vue le fait que l'enseignement avait vocation à les armer, à les aider à forger leur avenir, et non pas à les distraire tout en les rassurant sur le fait que non, il n'y a pas besoin de bosser pour réussir dans la vie. Mais alors, je vous le demande, qu'advient-il du prof ringardissime qui bûche ses cours consciencieusement soir après soir et met ses élèves au travail magré eux? Sera-t-il nominé? sauvé par le public? Nos petits spectateurs lèveront-ils ou abaisseront-ils le pouce pour la vieille prof de SVT qui aura passé sa carrière a tâcher de transmettre un peu de son savoir à des esprits de moins en moins réceptifs? Les jeunes élèves mâles en proie à un trop-plein d'hormones ne seront-ils pas enclins à donner à la jeune et jolie prof d'espagnol une note  proportionnelle à son tour de poitrine inversement proportionnelle à la longueur de sa jupe exagérément haute? Ne puis-je pas moi-même, tout simplement, aller faire monter ma note personnelle, monter ou descendre celle de mes collègues selon qu'ils auront ou non été aimables avec moi aujourd'hui? Mon grand-père, 85 ans aujourd'hui et professeur retraité de technologie en lycée professionnel, a marqué des générations de jeunes gens qui, à l'heure d'être grand-parents aux-mêmes, viennent encore le saluer lorsqu'ils le croisent et lui manifestent beaucoup de reconnaissance. J'imagine sa tête à l'idée qu'il ait pu être "noté" par ses élèves. Il y aurait bien certainement eu des coups de canne dans l'air...

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Parler deux langues retarderait la démence.

Trouvé ici et à méditer...

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Sarcasm Time

Parce qu'il y a des fois où on en a marre de répondre sérieusement à des questions stupides...

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Trouvé sur le Web Pédagogique

With kind permission of Vincent Olivier, auteur de ce billet et fondateur du Web Pédagogique...

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De l'anglais au brevet!

Depuis le temps qu'on en parlait, c'est fait: l'anglais, ou tout du moins l'épreuve de langue vivante étrangère sera désormais intégrée au brevet des collèges, la réforme prenant effet à la session 2008. Traditionnellement composé de trois écrits, un de français, un autre de mathématiques et un troisième d'histoire-géographie, le DNB connaît depuis la session 2006 de nombreux changements. En effet, la dernière session avait déjà vu apparaître la possibilité de décrocher une mention en plus du diplôme, avec avantages financiers à la clé pour les plus méritants, ainsi que la prise en compte de l'option facultative de découverte professionnelle en 3e. Les candidats à la session 2007 se sont vus, eux, attribuer une note de vie scolaire sanctionnant leur assiduité en cours et leur comportement général au sein de l'établissement. Il peut paraître évident pour la majorité que cette note intervient comme un bonus, mais croyez-moi, garder son 20/20 toute l'année est loin d'être gagné pour certains qui sont même capables de partir au ski pendant la semaine du brevet blanc (si si) ou qui, non contents d'avoir un mois de mai truffé de ponts inventent le concept du viaduc et considèrent que le lundi de pentecôte dure 8 jours.

Autre nouveauté, seul le contrôle continu de 3e compte, alors que les élèves disposaient précédemment de deux ans pour récolter un maximum de points d'avance. Pour la mouture 2008 du brevet, le B2i (brevet informatique et internet) sera évalué et le niveau A2, prévu et déterminé par le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues, sera requis pour cet écrit d'anglais. Alors, allons-nous vers un mini bac, le brevet va-t-il devenir une répétition en quelque sorte pour le baccalauréat? Faut-il y voir (c'est mon cas) une chance de remotiver les élèves vis-à-vis des langues étrangères? (traduction: ça-compte-pour-le-brevet-alors-apprends-moi-ces-verbes-irréguliers-au-trot!) Parents, profs, candidats, qu'en pensez-vous?

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Diam's revue et corrigée...

La question, que dis-je, le challenge du jour sera le suivant:

1- déterminer si la phrase 'laisse-moi kiffer la vibe avec moi mec" signifie réellement quoi que ce soit, ou si, comme Gad Elmaleh l'a souligné avec le talent qui le caractérise, les "chanteurs/chanteuses" comme Diam's ont l'art de révolutionner la grammaire et la syntaxe françaises, reléguant au second plan la notion si triviale du sens des paroles. (ceci dit, Diam's n'a rien inventé, surtout pas l'eau chaude, Nicolas Sirkis est également très fort dans cette catégorie-là...)

2- partant du principe que cette phrase veut dire quelque chose, je vous propose maintenant de soumettre votre interprétation d'icelle ou de la reformuler afin de rendre sa signification moins absconne absconse, enfin de la mettre à la portée de ceux qui, comme Atréides, comprennent pas, quoi.

Voici donc ma contribution, puisque c'est moi qui initie le post:

- Laisse-moi jouir de cette atmosphère festive en compagnie de mon fiancé s'il te plaît.

A vos claviers...

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L'enfer, c'est les autres, mais pas ceux qu'on croit...

Je me permets de poster ce billet ce soir suite à la lecture d'un article lu sur mon blog parrain (non choisi par moi, je m'empresse de le souligner) et qui fait un procès aux parents qui osent emmener leurs enfants au restaurant, allant même jusqu'à souhaiter que lesdits enfants soient bannis des restaurants. Ma réaction, en tant que parent et en tant que professionnelle de l'éducation, est épidermique certes, mais libératrice. Parents d'élèves qui passez par ici, par avance je vous prie de m'excuser de ce coup de gueule, peut-être pas digne d'une enseignante, mais certaines tendances ne méritent à mon avis pas mieux...

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Scorpions à Dijon le 18 mai...

Moi j'y serai.  Pourquoi? parce qu'on ne m'a pas laissé le choix. Parce qu'à l'âge qu'ils ont ils n'en ont plus pour très longtemps les pauvres. Parce que certains d'entre nous ont décidé d'oeuvrer pour la cause de la gériatrie musicale et avaient le choix entre Scorpions, the Police, Genesis ou Aerosmith (on ne parlera pas d'OMD, on a dit qu'on faisait dans le musical, pas dans le social...) Eh bien, après avoir longuement réfléchi à la raison profonde qui me poussera, le 18 mai prochain, à me présenter au Zénith de Dijon vêtue d'un pantalon en cuir noir, sans doute un scorpion ou deux griffonnés sur les joues et une foultitude de chaînes assorties aux déambulateurs des musiciens autour du cou (les chaînes, pas les musiciens), je suis arrivée à la conclusion suivante: Scorpions, pour moi,  évoque un peu plus que les sempiternels titres que la radio passe depuis 30 ans, comme si les chargés de programmes ne connaissaient que ceux là, au demeurant très agréables (Still Loving you est un slow très puissant, quoique pompier à certains égards). Pour moi, Scorpions c'est d'abord Always Somewhere ou encore Wind of Change, que je me rappelle, au cours d'un voyage scolaire en Italie en classe de 3e, avoir braillé à faire trembler les murs de ma petite cellule du couvent romain où j'étais logée, pour la plus grande joie des garçons qui occupaient celle du dessous. Le cocktail Scorpions - Indochine (que je suis allée voir le 12 décembre dernier toujours à Dijon) - The Charts (dont le chanteur était Calogero, sauf qu'à cette époque là il avait moins de voix, plus de cheveux et qu'il s'appelait Charlie, mais n'empêche, je suis allée le voir deux fois en concert, à Agen et à Dijon en 2005), c'était mon univers musical lorsque j'étais au lycée. Puis se sont greffés là-dessus Metallica, Guns n' Roses, The Police et INXS. Alors pour le plaisir de me retrouver au temps où, avec ma vieille copine Amandine, je jouais à SuperMario2 en bouffant des M&M's avec Scorpions en fond sonore, au zénith le 18 mai prochain je serai, Rock you like a hurricane avec Klaus Meine je massacrerai, honte à Marc je ferai, mais vraiment une super soirée je passerai.

La photo, c'est juste un choix pervers pour nuire, parce que Klaus Meine, le John Cage du hard rock, ne ressemble plus tellement à ça maintenant. Si vous voulez voir le changement (pour ceux qui ne connaîtraient pas, et découvrir par la même occasion le premier extrait de leur très attendu prochain album, allez sur Youtube et tapez Humanity Hour 1. Profitez-en pour noter la mésaventure d'Axelle Red juste au début de la chanson hinhinhin)

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Chronique de ma haine ordinaire

 

Non, être autoritaire n’est pas une tare, et oui, l’incompatibilité d’humeurs existe. J’affirme l’un haut et fort, et j’ai appris l’autre à mes dépens récemment. Régulièrement mes proches se moquent de moi (gentiment) et de ma propension à organiser le mouvement autour de moi comme si j’étais le soleil et tous les autres mes petits satellites. Je dirige, conseille, tranche, arbitre, diligente, embrigade, assigne des tâches à chacun, à la maison comme en cours. Du coup, chaque fois que je reçois (généralement par tablées nombreuses), je peux être sûre qu’à son arrivée mon ami Pascal dira (quelquefois avant même de me dire bonjour) : « Cécile, dans son rôle habituel de chef de chantier, a encore réussi à faire bosser tout le monde… Ah, ce que c’est quand même que les femmes autoritaires… Bon, et moi tu veux que je fasse quoi ? » Avec un soupçon d’agacement amusé dans la voix . Eh oui, mais il en faut, cher Pascal, des chefs de chantier, des chefs cuisiniers, des chefs d’orchestre… et ça ne signifie pas être passif en déléguant simplement le travail à plus docile que soi, loin de là. Être autoritaire, surtout lorsqu’on est une femme, est considéré par bien des gens comme un défaut, et c’est là que je m’insurge. Être autoritaire c’est un métier, parfois ingrat mais qui peut s’apprendre comme être en nous dès le départ, ce qui est mon cas. On le devient parfois par nécessité, et cela requiert une sacrée dose de solidité morale (l’autorité n’est pas toujours bien vécue par ceux sur qui elle pèse) et de psychologie aussi, puisque donner des directives n’est pas automatiquement source de conflits ou de rapports de force. J’ai notamment appris en lisant ‘Women are from Venus, Men are from Mars’ de John Gray, comment, tout en demandant sur le fond la même chose à une personne, on pouvait de par la forme être sûr soit d’essuyer un refus, soit d’obtenir satisfaction.

D’aucuns trouveront à ce genre de procédé des airs de manipulation (attention, gros mot). Mais qui me dira où se situe la frontière entre le manipulateur et le stratège ? Être enseignant, n’est-ce pas déployer des trésors d’imagination pour pousser les élèves à travailler, à s’exprimer, à approfondir leur connaissances ? Ne nous demande-t-on pas de les intéresser coûte que coûte à notre matière ? Ne nous a-t-on pas dit en formation que tout professeur se devait d’avoir lu ‘Le Prince’ de Machiavel ? Être parent ne nous pousse-t-il pas à trouver les mots pour expliquer une situation, une idée, un concept à nos enfants ? Avoir des amis, un conjoint, des collègues, des caractères un peu particuliers dans la famille ne rend-il pas nécessaire que l’on définisse des approches différentes de tel ou tel problème en fonction de l’interlocuteur? Alors, messieurs les ‘d’aucuns’ , la politesse, les registres de langues, la rhétorique, les plaidoyers sont-ils à proscrire comme autant d’outils de manipulation ?

Mon Dieu, qu’il est pratique et facile de la mettre à toutes les sauces cette manipulation, à l’instar d’un carton rouge brandi dans ma direction à peine ouvré-je la bouche, même et surtout lorsqu’elle n’a rien à voir dans le débat (la manipulation, pas ma bouche). Et que d’ennemis on peut se faire parmi les handicapés de la palabre dès lors qu’on a un peu de facilité à s’exprimer, que de jalousies peuvent susciter les bonnes relations qu’on développe avec quelqu’un ou quelqu’une qui jusque là était peut-être leur propriété exclusive, et dont ils prennent à présent ombrage de l’influence que vous avez sur eux…a fortiori lorsque vous cumulez les deux impardonnables tares d’être une femme et d’avoir un peu de personnalité . Car ils existent bel et bien, ces odieux personnages, paradant quasiment la virilité à la main, se battant la race de ce que vous penserez ou auriez éventuellement à répondre, tout en ne manquant pas d’abattre aussi fréquemment et aussi peu à propos que possible l’inévitable carte ‘je ne vois pas le rapport’ pour couper court à une discussion où ils risqueraient d’avoir tort, assenant leurs vérités (selon lesquelles vous êtes susceptible / paranoïaque / intrigante si leur richesse lexicale arrive jusque là,) avec une subtilité que ne leur envierait guère que le Néanderthal moyen et vous accusant sans s’étouffer de travers semblables

Las, on ne peut pas plaire à tout le monde et ça n’est pas Marc-Olivier Fogiel qui sous son cuir chevelu décadent en inventa le concept, même si ça aurait pu. C’est sûr, on aimerait chacun et chacune faire l’unanimité et être apprécié où que l’on se rende, qui que l’on rencontre. Malheureusement, sur le chemin, il arrive qu’on trébuche sur un obstacle sous la forme d’une ou plusieurs personnes avec qui, manifestement, le courant ne passera pas. Ou au contraire un peu trop, jusqu’à ce que l’ambiance devienne électrique . De la même façon qu’ils confondent manipulation et stratégie, ces gens auxquels je pense, ils ne vous souhaiteraient pas diplomate, ils veulent juste que vous rameniez pas votre fraise. Mais si ça se trouve, c’est moi qui dois confondre mauvaise foi et divergence d’opinions . 

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Une ola pour les parents!

Alors qu'on parle (trop) souvent du métier de prof comme étant une planque parfaite (encore que l'appât du gain et la perspective de vacances aussi longues que les semaines de boulot sont courtes ne fasse pas exploser le nombre d'inscrits au concours, allez savoir pourquoi,) je me rends compte que les détracteurs, les gens de mauvaise foi, ceux qui ne savent pas mais parlent quand même ne se trouvent pas parmi les parents que je connais. Ou alors ils cachent sacrément bien leur jeu. D’une manière générale, j'aime bien être en contact avec les parents. Par carnets interposés, aux réunions parents-profs, en rendez-vous, dans la rue ou dans leurs commerces par exemple… En les voyant arriver, on se dit ‘Ah tiens je vois d’où il/elle tient son sourire,’ ‘C’est le portrait craché de son père,’ ou alors on sourit en voyant mère et fille rejeter dans un bel ensemble une mèche en arrière. Et puis c’est toujours utile de savoir que la maman d’untel est esthéticienne/coiffeuse/vendeuse à tel endroit, ou que le papa d’une autre vend des jouets/des télés/des voitures, ça me donne un avantage certain en cas d’inconduite : ‘ah tiens, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai une furieuse envie d’aller me faire manucurer.’ ‘Justement, j’avais envie de bricoler ce week-end et j’ai besoin d’outils…’ En dehors du fait qu’il me regarde avec un air ébahi, trahissant ainsi son étonnement d’apprendre que le prof aussi fait ses courses, qu’il a une vie en dehors de l’école, qu’il ne retourne pas sagement chaque soir dans le placard de la salle de cours pour la nuit, le charmant bambin tressaille sur sa chaise et se reprend illico. J’adore les petites villes… Lors de ma dernière réunion parents-profs, j’ai vu des parents souriants, à l’écoute, dire à leurs enfants ‘Tu entends ce que dit ton professeur ?’ ‘ah tu vois, je te l’avais dit,’ ‘la prochaine fois que je viens, je veux que ton professeur puisse me dire que tu as progressé et que tu te tiens correctement,’ Et à moi en privé : ‘merci de tout ce que vous faites pour elle,’ alors que je n’ai pas le sentiment de faire quoi que ce soit d’extraordinaire, mais ça fait toujours plaisir de rencontrer des gens reconnaissants. La plupart de ‘mes’ parents m’autorisent également volontiers à utiliser les photos ou videos de leurs enfants sur serialteacher, et je sais que quelques-uns d’entre eux passent parfois par ici, comme la maman de Léa, par exemple, qui a découvert vendredi dernier que sa fille avait manqué m’assommer avec une brosse à tableau, ou celle de Guillaume, qui lit religieusement mes trucs et astuces de profs et me les échange contre des recettes de velouté d’endive. Lorsque je me suis plainte à ses parents via le carnet d’un élève grincheux, ils m’ont invitée à le coller sans le moindre remords s’il continuait à rouspéter. Bien sûr, je suis consciente d’être une privilégiée. J’enseigne dans une petite ville, loin des troubles que l’on sait, et entre mes collèges et/ou lycées de province et ceux de la RP, il est évident que la donne est différente. J’ai donc la chance, tout du moins pour cette année, de ne pas compter trop d’irréductibles dans mes rangs et d’être bien aidée par un personnel d’encadrement formidable. Pour eux et pour les parents qui marchent main dans la main avec les profs de leurs enfants, vivent leur scolarité en s’impliquant, se rendent disponibles et leur tiennent un discours identique au nôtre, je réclame une ola !

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A mourir de rire...

... l'histoire de l'ultrasonnerie téléchargeable sur internet et qui est censée ne pouvoir être entendue que par les moins de 25 ans, d'où son charmant nom de 'sonnerie anti-profs'. Personnellement, j'en ai entendu parler hier soir pour la première fois par une de mes collègues et encore ce matin par d'autres. Apparemment, cette sonnerie fait fureur parmi les élèves du collège, dont un nombre appréciable se sont cependant fait confisquer leurs portables ces derniers jours me semble-t-il... Quant à moi, en cherchant sur google, mon bien-aimé outil de la mort qui tue sans lequel je serais perdue, j'ai trouvé un lien pour écouter cette sonnerie et vérifier si oui ou non je l'entendais. Je me doutais de la réponse, mon ouïe ayant été testée il y a moins d'un an et l'ORL ayant été assez surpris de la qualité de mon audition. Je suis en effet ultrasensible aux sons aigus, au point de demander à ma cadette de parler avec une voix un peu plus grave quand je suis fatiguée, et de ne pouvoir supporter le bruit d'un bouchon de liège sur un verre en cristal par exemple. Mieux que ça, le bruit des couverts qui s'entrechoquent me fait mal, je sais immédiatement en entrant dans mon salon et sans regarder si quelqu'un a laissé un des appareils video en veille parce que le bruit me vrille la tête. Alors bien entendu, dès que la fameuse sonnerie a retenti, je me suis bouché les oreilles. Maintenant, ne pas l'entendre au milieu d'une classe agitée, ça serait vrai d'un vibreur discret tout autant que de cette sonnerie. Mais ne croyez surtout pas que dans une classe avec un niveau sonore normal, vous seriez à l'abri de vous faire confisquer votre portable en utilisant cette ultraconnerie ultrasonnerie avec moi. Et je ne suis pas un cas unique, car je viens de la faire écouter à deux collègues qui l'entendent tout à fait bien également... Vous qui avez plus de 25 ans, testez-la donc et dites-nous si oui ou non vous l'entendez. Moi je dis, ça sent la légende urbaine.

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Ma tête sur un skyblog...

Non, il ne s'agit pas d'une demande, ni même d'une crise de grosse tête, mais bien d'une stupéfiante découverte datant d'hier soir. Alors que j'étais innocemment en train de regarder les derniers billets d'une élève qui m'a laissé l'adresse de son blog, (bêtement, j'en ai déduit que c'était pour que j'aille le visiter) quelle ne fut pas ma surprise de tomber nez à nez avec une photo... de moi-même (prise avec mon accord en juin dernier par mes 3e d'alors.) L'article qui l'accompagne est tout à fait flatteur et j'en remercie beaucoup son auteure. Cependant, et il me paraît clair que la précision doit être apportée, vu le nombre croissant de blogs d'adolescents, il faut savoir que nul n'a le droit d'insérer sur son blog une photo d'autrui sans son accord préalable . J'ai ouï dire (j'ai mes sources et elles sont de premier ordre, croyez-moi) qu'un de mes anciens collègues avait sa photo sur un autre blog (dont je ne connais ni l'adresse ni l'administrateur), et que les visiteurs pouvaient, grâce à une altération diabolique, s'amuser à distribuer au collègue en question moults ramponneaux, tourniquets de baffes, combos en tous genres... Si cela arrivait aux oreilles de mon cher ex-collègue, l'auteur de ce blog se retrouverait devant les tribunaux en moins de temps qu'il n'en faut pour dire 'star academy'. La loi punit sévèrement les atteintes au droit à l'image de chacun, et comme chacun (ne) le sait (pas), nul n'est censé ignorer la loi. J'ai vu, au cours de mes accès de tourisme bloguesque, d'autres professeurs publiés sans leur accord, et logiciels de calottes ou non, les fautifs sont passibles de lourdes amendes. Mon malheureux ex-collègue ne sera pas averti (par moi en tout cas) de l'existence de ce blog, car sans être farouche pratiquante de l'omertà (i.e. la loi du silence), je préfère prévenir l'auteur, si toutefois il passe par ici, que ce qu'il fait est illégal et donc lui laisser une chance de renoncer à son attraction, si amusante soit-elle, que de lui causer des ennuis qui pourraient dépasser tout ce qu'il imagine. En ce qui concerne ma photo à moi, je m'adresse directement à l'auteure du blog: Je te permets de laisser cette photo et le billet qui l'accompagne sur ton blog, car en me laissant un lien pour y aller, tu savais que je risquais de tomber dessus tôt ou tard d'une part, et d'autre part, c'était un article sympa qui m'a fait plaisir. A l'avenir, inquiète-toi malgré tout toujours de savoir si les personnes qui figurent sur les photos que tu as l'intention de mettre en ligne n'y voient pas d'inconvénient et leurs parents non plus lorsqu'il s'agit de mineurs. Si j'entasse chez moi des piles d'autorisations parentales pour utiliser les photos de mes élèves sur serialteacher, ça n'est pas par amour de la collection...

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YEEEEEEAAAAAAAAAAAAAAH!

Oui, je sais, ça sonne un peu primaire pour la personne civilisée et finement lettrée que je suis, mais il y a des occasions où la réaction de joie brute s'impose. Et celle-ci en est une. A moins que la Poste ne me fasse une crasse monumentale, je vais recevoir sous peu ma place pour le concert de Muse au Parc des Princes le 23 juin 2007. Comment ne pas éprouver une allégresse délirante à cette merveilleuse perspective, moi qui, il y a peu de temps encore, étais au désespoir parce que les concerts de la tournée étaient déjà archi-complets? Que les billets achetés 'en trop' par les charognards en mal de bénéfices faciles étaient vendus à prix d'or sur internet? J'étais prête à aller les voir un lundi soir à Lyon (deux heures de route d'ici), à rentrer chez moi dans la foulée et d'être en cours à 8h le mardi matin. D'aucuns diront que les nuits blanches sont leur routine, mais pour moi qui suis une vieille de 30 balais et qui ai un vrai métier, le réveil du mardi matin aurait été rude et j'aurais probablement trouvé mon collège à tâtons, avec beaucoup de bol et de café noir (eurk). Bref, me voilà ravie, aux anges, extatique et j'en passe car le 23 juin, en haut des-gradins-bleus-sur-le-plan-du-parc-des-Princes-du-site-de-la-fnac, je serai probablement en train de scander le nom du chanteur / d'injurier les-nuls-de-la-première-partie / de pincer d'excitation l'ami qui m'accompagne (et qui ne sera peut-être plus jamais un ami après cette soirée lol) au choix. YEAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH excusez-moi. Je voulais dire 'vivement le 23 juin'.

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Speaking of Good Resolutions...

Ayant demandé, voire exigé de mes élèves qu'ils me fassent part à l'écrit de leurs bonnes résolutions de cette année concernant le cours d'anglais, je me sens un peu obligée... C'est parti:

- Déjà, ranger mon trieur. Oui je sais, ça paraît idiot, mais un trieur par définition ça sert à trier ses documents. Chez moi c'est vrai aussi la plupart du temps, mais il arrive souvent parfois que pressée, je range ce que je tiens un peu au hasard et que je néglige j'oublie de le remettre en ordre le soir... Actuellement, il est prêt à exploser de copies à corriger (la contrepartie d'avoir donné un travail aussi énorme pour les vacances, multiplié par 113, sigh). J'envisage donc un retroussage de manches sévère pour ce week-end.

- Ensuite, c'est bien joli d'avoir voulu crâner en disant 'moi, mes cahiers de textes, ils sont on liiiiiine, je trouve ça plus pratique parce qu'au moins on n'écrit pas à la va-vite la moitié de ce qu'on a fait en cours', mais maintenant il faut les tenir à jour. Eh oui.

- Puis, je dois bien l'admettre, j'ai beaucoup évalué mes élèves au premier trimestre. Des interros à tout-va, des évaluations formatives, normatives, hâtives suivies d'invectives et j'en passe... Non tout compte fait, 12 notes par élève et par trimestre, c'est bien, je continue comme ça. (Vous y avez cru, hein?)

- Pour les 6e, l'inscription de la date au tableau fait partie du rituel de début de cours. En 3e, c'est l'anarchie totale. Des fois elle est là, des fois elle n'y est pas. Il faut donc que j'arrive à me discipliner sur quelques petites choses, à commencer par la date, ne serait-ce que pour aider ceux d'entre eux qui n'ont toujours pas compris ce que faisaient les 'st' 'nd' 'rd' et autres 'th' barbares après les ordinaux.

- Tiens, si je changeais mes plans de classe? hein?

- Et puis tiens, ma chère salle 258, si je piquais une rage et que je vidais l'armoire des affaires de ma collègue de français, partie en retraite en juin dernier? Je sais pas moi... pour mettre les miennes, d'affaires, par exemple... (Histoire de vider mon trieur par exemple...)

Allez, finie l'introspection, l'heure est aux agissements. Bilan dans un an.

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