serialteacher

English is easy

Il y a quelques temps, Esméralda me demandait dans un commentaire comment il se faisait que les Français aient tant de mal avec l'anglais. Je lui ai fait une longue réponse et comme je trouve dommage qu'elle ne soit pas plus visible (on a toujours tendance à lire les articles plutôt que les commentaires), j'ai décidé de la remanier un peu et d'en faire un article et donc de la rendre plus facile d'accès. Pourquoi le niveau d'anglais des Français est-il si bas?

Je pense que la logique linguistique latine (qui est la nôtre) a tendance à chercher désespérément des repères qui lui seraient familiers dans la logique linguistique germanique (qui constitue la base de l'anglais) au lieu d'accepter une fois pour toutes que les deux langues sont différentes et qu'il faut se couler dans un système grammatical et penser en anglais plutôt que de chercher à traduire maladroitement du français en anglais. Si on m'avait donné un euro à chaque fois que j'ai entendu, au cours d'une explication grammaticale 'mais ils sont bizarres, ces Anglais', je serais millionnaire aujourd'hui. Ce que mes petits élèves français ont du mal à acquérir ne pose aucun problème à mes petits élèves d'origine allemande ou hollandaise. Normal. ayant eu l'occasion d'enseigner l'anglais ET le français en Espagne, j'ai constaté, et les élèves m'ont affirmé, qu'il leur était infiniment plus facile d'apprendre le français que l'anglais, alors que l'anglais est de loin plus simple que le français ou l'espagnol. Je pense qu'on peut aussi imputer le manque d'efforts des petits français à parler anglais au fait qu'il faut encore convaincre certains parents de l'utilité de parler au moins une langue étrangère alors que dans les pays nordiques on explique aux gens depuis le jardin d'enfants que c'est une question de survie professionnelle. Avec la mise en place du cadre européen et du certificat européen de langues étrangères, il devrait émerger une nouvelle motivation des élèves et des Français en général pour les langues étrangères, ce que je souhaite de tout coeur, car comme je le dis tous les ans à mes élèves, pourquoi se contenter de se faire des amis dans SON pays, quand le monde compte tant de gens merveilleux? La barrière de la langue ne SAURAIT être une excuse pour ne pas nouer des relations intéressantes, profondes et durables avec des personnes vivant à l'autre bout de la terre, alors qu'internet nous permet de les atteindre. C'est du gaspillage. J'ai rencontré ma meilleure amie (américaine) sur internet, dans un chat français où elle venait observer, le dico sur les genoux pour pouvoir petit à petit prendre part à la conversation en français. Elle parle aujourd'hui un français parfait. J'ai décidé de me remettre à l'espagnol il y a 3 ans et il m'a fallu un an pour conquérir des connaissances grammaticales et linguistiques solides qui me permettent aujourd'hui de dire ce que je veux, à tous les temps et à tous les modes. Demain si je décide d'apprendre une autre langue étrangère, je sais qu'avec un peu de volonté et d'ouverture d'esprit j'y arriverai. Quand on a pour langue maternelle une langue aussi difficile à maîtriser que le français, on doit pouvoir dompter n'importe quelle langue, surtout lorsqu'elle est aussi simple et logique que l'anglais. Vous trouvez encore que les anglophones sont bizarres? Prenez le verbe 'aller' en français et conjuguez-le au futur: j'irai; tu iras; il ira; nous irons; vous irez; ils iront. Entre la forme conjuguée et l'infinitif, déjà rien de reconnaissable. Ensuite, on voit clairement qu'il y a une terminaison différente pour chaque personne. Conjugons maintenant 'go' au futur: I will go; you will go; he/she/it will go; we will go; you will go; they will go. D'autres questions?

La seule difficulté de l'anglais reste le vocabulaire, qu'il appartient à chacun(e) d'acquérir à la vitesse qui lui sied, ou au rythme imposé par le professeur. C'est tout.

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The Painter of Light

L'hiver approchant (et par la même occasion, Noël), j'ai eu l'idée aujourd'hui de partager avec vous mon goût pour un peintre américain nommé Thomas Kinkade, auquel on fait souvent référence comme étant 'the painter of light'. Si j'ai décidé de mettre cet article dans la pensée du jour, c'est tout simplement parce qu'en cherchant le tableau (Silent Night) que je voulais mettre en illustration sur mon blog, je suis tombée sur le blog d'un jeune homme apparemment traumatisé d'avoir reçu en cadeau de sa belle-famille un tableau de Kinkade (lesquels, sans atteindre le prix d'un Picasso, valent déjà assez cher) qu'il refuse de considérer comme un artiste. Trop commun? Trop répétitif dans ses thèmes? dans le choix de ses couleurs? Trop naïf? Oui peut-être. Je suis la première à reconnaître qu'en termes d'art je suis loin d'être une experte (il me faut bien une ou deux petites failles, sans quoi je ferais trop de jaloux ), mais ses tableaux m'interpellent. Il s'en dégage une atmosphère tellement féérique, quelle que soit la saison, le moment de la journée ou la lumière qu'il choisit de peindre, que j'ai parfois du mal à en détacher mes yeux. Je me demande qui sont les habitants, comment ils vivent, à quoi ressemble leur intérieur, ce qu'ils font... On peut bien sûr rester hermétique à ce genre de peinture, on a même le droit de la trouver kitsch, après tout, les goûts et les couleurs... mais de là à vomir dessus comme ce jeune homme le fait... Je me demande où il expose, lui...

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La fin d'une ère

TITRE

Déjà un an que l'excellent groupe finlandais Nightwish a renvoyé sa chanteuse, Tarja Turunen, las de supporter ses caprices de diva, son ego surdimensionné et son envahissant mari. La décision était courageuse, voire kamikaze, car s'il est vrai que l'univers de Nightwish est la création de Tuomas Holopainen, le timbre lyrique de Tarja, son style décalé de cantatrice au milieu de guitares bruyantes et de l'atmosphère gothique de ses chansons faisaient l'originalité du groupe. Moi qui me vantais de mon éclectisme musical, j'ai depuis mon coup de foudre pour Nightwish, il y a deux ans (merci Mathias ), beaucoup de mal à écouter autre chose. En 2004, Nightwish m'a rendu les voyages quotidiens jusqu'à mon lycée (1h aller - 1h retour) plus légers, voire féériques en hiver lorsque je traversais tôt le matin la forêt et les prés couverts de givre ou de neige accompagnée par Tarja et que j'assistais depuis ma voiture au lever du jour... Un an que je ne me console pas de cette décision, mille fois justifiée par les autres membres du groupe dans leur lettre ouverte à Tarja, mais qui fait voler en éclats mon rêve de les voir un jour en live... Avec le DVD The End of an Era, Nightwish scelle sans doute la fin d'une collaboration houleuse mais ô combien réjouissante pour les oreilles. Et le casting est en cours pour dénicher la nouvelle chanteuse. A suivre...

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IF YOU'RE NOT OUTRAGED, YOU'RE NOT PAYING ATTENTION

TITRE

Hier, mercredi (jours des enfants) 28 juin, on a retrouvé à Liège les corps de Stacy et Nathalie, deux demi-soeurs disparues depuis le 9 juin et âgées respectivement de 7 et 10 ans. Sans m’étendre sur les détails de l’enquête, il en est pourtant un qui retient mon attention. Non, personne ne pouvait savoir qu’un pédophile multirécidiviste rôdait dans les parages, c’est certain (et encore, la Belgique est plus connue comme le pays de Marc Dutroux que comme le pays de Candy. 'Dutroux enfermé' ne rime pas avec 'tes gosses sont en sécurité'...). Mais était-ce une raison pour laisser deux petites filles jouer seules dans la rue à 1h30 du matin, pendant que vous, parents, picoliez au café du coin ? Cela me rappelle une certaine fête agricole du côté de Moulins-Engilbert il y a quelques semaines de cela, au lendemain de laquelle on a retrouvé Mathias, 4 ans, violé et noyé par un autre pédophile multirécidiviste. La justice ne fait pas son travail dans ces affaires (les mots ‘pédophile’ et ‘récidiviste’ ne devraient pas pouvoir être associés, alors ‘multirécidiviste’… Il y aurait de quoi rire si la situation n’était pas aussi tragique, et je crois, contrairement à Pierre Desproges, que j’admire pourtant beaucoup, qu’on ne peut pas rire de tout), mais je regrette d’avoir à le dire, les parents non plus. Quand les parents boivent, les enfants trinquent. Ca n’a jamais été aussi vrai. Aucun adulte de bonne foi ne peut dire qu’il n’a pas entendu parler de ces enfants qui disparaissent et qu’on ne retrouve jamais vivants. Le cas d’Aurélia était exceptionnel et je suis bien certaine que ses parents ne la laisseront plus jouer loin de la maison sur un parking, avec une sœur de dix ans comme seul chaperon, et qui, si Aurélia n’était pas rentrée, aurait sans doute vu sa vie détruite, rongée par la culpabilité d’avoir assisté impuissante à l’enlèvement de sa petite sœur. Pourquoi, donc, laisser encore des enfants de 9 ans comme Estelle, rentrer seuls chez eux par -10° (si si, cet hiver-là fut particulièrement rude) au mois de janvier, sur une distance de plus d’un kilomètre avec un cartable lourd sur le dos, à une heure où il fait nuit, en plus ? Lorsqu’on sait que la petite Marion a disparu sur les 300 mètres qui séparaient son école de sa maison à Agen, on ne peut que constater que certains comportements parentaux frôlent l’irresponsabilité, et que d’autres s’y complaisent manifestement, à coups de ‘bah, ça craint rien, tu parles’. Tu parles, justement. On n’a plus le droit aujourd’hui de décréter que ça ne craint rien (pour les gens un peu bas du front) ou qu’on ne sera pas otage de la psychose ambiante (pour ceux qui croient encore à la bonté naturelle de l’homme). Pas au prix de perdre un enfant, voire deux dans le cas qui nous occupe. Je suis d’accord qu’on ne devrait pas avoir à brider les petites libertés progressives qu’on accorde à un enfant qui grandit (comme aller chercher seul le pain par exemple) mais dans la conjoncture actuelle, il nous appartient de les responsabiliser différemment et de les sensibiliser aux dangers que représente trop de liberté. Ces parents liégeois auraient voulu se débarrasser de leurs filles qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement.
Passons maintenant au deuxième ‘détail’ qui me tarabuste. Il se répète fréquemment, choque à chaque fois (enfin moi en tout cas), et est particulièrement mis en relief ces jours-ci. Bien sûr, Liège, c'est la Belgique, ça n'est pas la France. Donc on parle d'actualité internationale, et non nationale. Pour autant, est-il normal que les journaux télévisés s'ouvrent sur la coupe du monde de football? Y'a-t-il en France réellement plus de gens pour qui la fête du ballon rond compte plus que la vie ou la mort de deux petites filles? Le sacro-saint sport donne-t-il des passe-droits si importants que lors du Paris-Dakar on ait le droit de rouler impunément sur les enfants qui 'n'avaient-qu'à-pas-traverser-à-ce-moment-là-après-tout-ils-nous-voient-arriver-avec-le-sable-qu'on-soulève'? (en revanche, oulalaaaaaaaa minute de silence à la mémoire du mécanicien qui s'est tué tout seul comme un grand, hein). Deux petites filles sont mortes. Elles ne sont pas les premières, et ne seront malheureusement pas les dernières à se faire massacrer par un monstre. Oui, tous les jours des tas d'enfants meurent de faim, de maladies épouvantables, sous les bombes, sont exploités, prostitués, battus, privés de tout mais qu'est-ce qu'on s'en fout, du moment que Zidane marque un but? Un Tsunaquoi? Un glissement de terrain où ça? Ah ça, je sais pas j'ai pas entendu, ils sont en train de parler du tour de France, et en plus y'a un des cyclistes qui est tombé. Oh lala il a l'air de s'être fait mal le pauvre (il est presque aussi convaincant que Maradonna)... Et puis un tremblement de terre dans un pays-qu'on-sait-même-pas-où-il-est-sur-la-carte, c'est sûr c'est triste, mais ah aaaaaaaah aaaaaaaaaaaaaaah, attends, y'a penalty...
Enfin, dans un monde où certains adultes violent et tuent les enfants, où certains parents (qui sont censés les protéger et veiller sur eux) leur préfèrent les soirées Ricard-Patrick Sébastien et manquent à leur devoir, et où la démagogie télévisuelle les fait passer après les Bleus, je me demande si ça ne serait pas à nous adultes d’apprendre des enfants et pas l’inverse. Vous voyez ce que je veux dire?

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My life in Pink

Vu ce matin sur internet le clip du premier extrait de I'm not dead, dernier album en date de Pink. La chanson s'appelle Stupid Girls et on y retrouve bien la griffe que j'apprécie tellement chez cette pourfendeuse de clichés. Elle a décidé une nouvelle fois de se faire des amis au sein du SSAG (star-system américain glamour) en dénonçant le côté ridicule d'un « modèle » féminin encore plus caricatural que Barbie. On la savait farouchement anti-Britney Spears depuis Don’t let me get me (mais en même temps, qui peut avouer sans honte apprécier une has been pareille, encore plus menteuse que Bill Clinton?), elle s'attaque désormais à la bimbo siliconée anonyme qui singe (et je pèse mes mots) les Paris Hilton, Pamela Anderson et autres Tori Spelling, se balade en miniskirt entre deux séances d'UV, décolorations et après-midi shopping avec son toutou-joujou sous un bras et son téléphone portable collé à l'oreille, et emprunte aux copines leur brosse à dent, non pas par souci d'hygiène buccale, mais pour s'aider à vomir les 300 calories avalées dans la journée. Pink, sous forme d’ange et de démon parle à l’oreille d'une petite fille qui regarde ces femmes à la télé, et pourrait bien mettre le doigt dans l’engrenage. Pink est une chanteuse sympathique, talentueuse et bourrée de complexes qu'elle a décidé d'assumer du mieux qu’elle peut en se convainquant que ses défauts la rendent humaine, et ooooooh comme elle a raison. Elle défend l'idée que celle (ou celui, car je suis sûre qu’elle en a autant au service des hommes superficiels) qui cherche la perfection physique (c'est là qu'on se rend compte à quel point la notion de perfection est subjective...) à défaut de se tourner vers le progrès et de montrer un peu plus d'ambition que se trémousser dans un clip de 50 cent, n'a-rien-mais-alors-rien-du-tout-compris-à-la-vie. On pourrait dire qu'elle enfonce des portes ouvertes. Comme j'aimerais que ça soit vrai... Mais tellement de jeunes filles qui sont naturellement jolies se défigurent à coups de tatouages, de piercings, (oui, Pink en fait partie, et elle est notoirement mal dans sa peau. D'autres questions?) de maquillage (et parfum d'ailleurs) bon marché en pensant s'arranger... S'imaginent que pour être belles elles doivent être maigres et le montrer en s'affublant de bouts de tissus qui laissent voir beaucoup plus qu'ils ne couvrent... Gâchent leur talent en passant plus de temps dans la salle de bains que sur leurs devoirs... Allons donc les filles, regardez-vous VRAIMENT dans un miroir, regardez le clip: si vous vous y reconnaissez, il est temps de changer quelque chose dans votre mode de vie. Et puis souvenez-vous: malgré ce que vous voyez écrit sur les boîtes de conserves, 'naturel(le)' ne va pas forcément de pair avec 'thon'...

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Trouvé sur Google:

You're not allowed to chew gum in school? Your parents are always telling you to stop cracking your Bazooka? Well, we're giving teachers and parents a reason to let you chomp away! A recent study shows that chewing gum actually improves your memory and intelligence. That's right--it makes you sharper! Researchers from the University of Northumbria in Great Britian tested 75 people, giving some gum and some none, while others chomped on air as if they had gum. The result? Those who chewed gum (the real stuff, not air bubbles) did better on tests and memorizing things than those who didn't. What's going on? One of two things:
1) The movement you make when chewing gum makes your body think it's going to get food, which then causes it to release insulin to the brain and help it learn; or
2) chewing gum increases the heart rate, which sends more oxygen to the brain. So next time you're cramming for that big chemistry test ... pop in a wad of Wrigley's and let the juices flow!

oui ou alors
3) ceux à qui on a donné le chewing-gum pour passer les tests étaient plus intelligents que les autres au départ peut-être...

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