Jeudi 28 Decembre 2006
English is easy
Par serialteacher, Jeudi 28 Decembre 2006 à 15:24 GMT+2 dans La pensée du jour...
Il y a quelques temps, Esméralda me demandait dans un commentaire comment il se faisait que les Français aient tant de mal avec l'anglais. Je lui ai fait une longue réponse et comme je trouve dommage qu'elle ne soit pas plus visible (on a toujours tendance à lire les articles plutôt que les commentaires), j'ai décidé de la remanier un peu et d'en faire un article et donc de la rendre plus facile d'accès. Pourquoi le niveau d'anglais des Français est-il si bas?
Je pense que la logique linguistique latine (qui est la nôtre) a tendance à chercher désespérément des repères qui lui seraient familiers dans la logique linguistique germanique (qui constitue la base de l'anglais) au lieu d'accepter une fois pour toutes que les deux langues sont différentes et qu'il faut se couler dans un système grammatical et penser en anglais plutôt que de chercher à traduire maladroitement du français en anglais. Si on m'avait donné un euro à chaque fois que j'ai entendu, au cours d'une explication grammaticale 'mais ils sont bizarres, ces Anglais', je serais millionnaire aujourd'hui. Ce que mes petits élèves français ont du mal à acquérir ne pose aucun problème à mes petits élèves d'origine allemande ou hollandaise. Normal. ayant eu l'occasion d'enseigner l'anglais ET le français en Espagne, j'ai constaté, et les élèves m'ont affirmé, qu'il leur était infiniment plus facile d'apprendre le français que l'anglais, alors que l'anglais est de loin plus simple que le français ou l'espagnol. Je pense qu'on peut aussi imputer le manque d'efforts des petits français à parler anglais au fait qu'il faut encore convaincre certains parents de l'utilité de parler au moins une langue étrangère alors que dans les pays nordiques on explique aux gens depuis le jardin d'enfants que c'est une question de survie professionnelle. Avec la mise en place du cadre européen et du certificat européen de langues étrangères, il devrait émerger une nouvelle motivation des élèves et des Français en général pour les langues étrangères, ce que je souhaite de tout coeur, car comme je le dis tous les ans à mes élèves, pourquoi se contenter de se faire des amis dans SON pays, quand le monde compte tant de gens merveilleux? La barrière de la langue ne SAURAIT être une excuse pour ne pas nouer des relations intéressantes, profondes et durables avec des personnes vivant à l'autre bout de la terre, alors qu'internet nous permet de les atteindre. C'est du gaspillage. J'ai rencontré ma meilleure amie (américaine) sur internet, dans un chat français où elle venait observer, le dico sur les genoux pour pouvoir petit à petit prendre part à la conversation en français. Elle parle aujourd'hui un français parfait. J'ai décidé de me remettre à l'espagnol il y a 3 ans et il m'a fallu un an pour conquérir des connaissances grammaticales et linguistiques solides qui me permettent aujourd'hui de dire ce que je veux, à tous les temps et à tous les modes. Demain si je décide d'apprendre une autre langue étrangère, je sais qu'avec un peu de volonté et d'ouverture d'esprit j'y arriverai. Quand on a pour langue maternelle une langue aussi difficile à maîtriser que le français, on doit pouvoir dompter n'importe quelle langue, surtout lorsqu'elle est aussi simple et logique que l'anglais. Vous trouvez encore que les anglophones sont bizarres? Prenez le verbe 'aller' en français et conjuguez-le au futur: j'irai; tu iras; il ira; nous irons; vous irez; ils iront. Entre la forme conjuguée et l'infinitif, déjà rien de reconnaissable. Ensuite, on voit clairement qu'il y a une terminaison différente pour chaque personne. Conjugons maintenant 'go' au futur: I will go; you will go; he/she/it will go; we will go; you will go; they will go. D'autres questions?
La seule difficulté de l'anglais reste le vocabulaire, qu'il appartient à chacun(e) d'acquérir à la vitesse qui lui sied, ou au rythme imposé par le professeur. C'est tout.
L'hiver approchant (et par la même occasion, Noël), j'ai eu l'idée aujourd'hui de partager avec vous mon goût pour un peintre américain nommé Thomas Kinkade, auquel on fait souvent référence comme étant 'the painter of light'. Si j'ai décidé de mettre cet article dans la pensée du jour, c'est tout simplement parce qu'en cherchant le tableau (Silent Night) que je voulais mettre en illustration sur mon blog, je suis tombée sur le blog d'un jeune homme apparemment traumatisé d'avoir reçu en cadeau de sa belle-famille un tableau de Kinkade (lesquels, sans atteindre le prix d'un Picasso, valent déjà assez cher) qu'il refuse de considérer comme un artiste. Trop commun? Trop répétitif dans ses thèmes? dans le choix de ses couleurs? Trop naïf? Oui peut-être. Je suis la première à reconnaître qu'en termes d'art je suis loin d'être une experte (il me faut bien une ou deux petites failles, sans quoi je ferais trop de jaloux
), mais ses tableaux m'interpellent. Il s'en dégage une atmosphère tellement féérique, quelle que soit la saison, le moment de la journée ou la lumière qu'il choisit de peindre, que j'ai parfois du mal à en détacher mes yeux. Je me demande qui sont les habitants, comment ils vivent, à quoi ressemble leur intérieur, ce qu'ils font... On peut bien sûr rester hermétique à ce genre de peinture, on a même le droit de la trouver kitsch, après tout, les goûts et les couleurs... mais de là à vomir dessus comme ce jeune homme le fait... Je me demande où il expose, lui...
), beaucoup de mal à écouter autre chose. En 2004, Nightwish m'a rendu les voyages quotidiens jusqu'à mon lycée (1h aller - 1h retour) plus légers, voire féériques en hiver lorsque je traversais tôt le matin la forêt et les prés couverts de givre ou de neige accompagnée par Tarja et que j'assistais depuis ma voiture au lever du jour... Un an que je ne me console pas de cette décision, mille fois justifiée par les autres membres du groupe dans leur lettre ouverte à Tarja, mais qui fait voler en éclats mon rêve de les voir un jour en live... Avec le DVD The End of an Era, Nightwish scelle sans doute la fin d'une collaboration houleuse mais ô combien réjouissante pour les oreilles. Et le casting est en cours pour dénicher la nouvelle chanteuse. A suivre...
oui ou alors 





