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Et si on se lançait dans l'oeuvre complète?

Cette année, Florence travaille avec ses Quatrième de section européenne sur Matilda de Roald Dahl, lecture suivie que j'ai déjà faite en Première ES il y a quelques années. J'ai moi-même en projet de faire soit un extrait du septième Harry Potter en 3e, sachant qu'il sera bientôt publié (le 26 octobre pour être précis), soit en oeuvre complète The Lion, The Witch and The Wardrobe, l'épisode des Chroniques de Narnia qui a récemment été adapté au cinéma. Peut-être certains d'entre vous ont-ils expérimenté avec succès la lecture suivie, en anglais ou en cours de langues vivantes en général. Profs, faites-nous un peu partager votre expérience: quel livre avez-vous choisi? Sur combien de temps avez-vous mené votre projet? Quel parti avez-vous su en tirer? Quel souvenir en gardez-vous? Que (ne) referez-vous (pas)? Elèves, dites-nous ce que vous en avez retiré (sentiment d'échec, de surprise d'avoir compris plus que ce que vous auriez cru, fierté d'avoir lu un livre en anglais tout entier, d'ennui...?) et suggérez-nous d'autres livres auxquels nous ne penserions pas nécessairement. Merci à tous ceux qui voudrons bien s'arrêter sur ce post!

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La bonne idée n°1: Marc fait du roleplay...

 

Le jeu de rôles en cours de langues.

Exemple de l'espagnol.

Aujourd'hui, on ne peut plus se contenter de notre langue maternelle : l'heure, depuis assez longtemps tout de même, est à l'ouverture et aux échanges entre les pays. C'est là que l'apprentissage d'une langue prend toute son importance et les enfants, grâce à l'enseignement des langues vivantes que sont l'anglais, l'espagnol, l'allemand ou l'italien pour ne citer qu'elles, ont la chance de pouvoir acquérir cet « outil » indispensable à leur futur.

C'est pourquoi cet enseignement des langues ne peut se réduire à de simples commentaires de documents divers et variés qui ne placent jamais l'apprenant en situation réelle de communication.

Communiquer avec une personne d'un autre pays, voilà bien l'un des objectifs que s'est fixé le cadre européen et le professeur doit orienter son enseignement dans ce sens : à quoi bon savoir présenter un texte ou commenter un tableau de Goya si on est strictement incapable de commander une boisson dans le premier bar où l'on s'arrête ? Il ne s'agit pas bien entendu de renoncer à l'étude des types de documents précités car différencier un roman d'une nouvelle, ou encore une publicité d'une propagande sont également des objectifs à atteindre : ils ne doivent pas par contre représenter l'essentiel du cours. En effet, se limiter à cette façon d'enseigner revient à exclure la communication de son cours. Je le répète, l'enseignant doit placer l'élève en situation de communication authentique, c'est-à-dire aussi proche de la réalité que possible, et répondre aux questions du professeur sur ce que dit tel ou tel personnage dans un texte n'est pas réaliste : cela ne sert qu'à approfondir la compréhension du document, rien de plus.

Placer ses élèves « en situation » n'est pas une pratique nouvelle, bien au contraire : des tas de professeurs le font depuis belle lurette. Les élèves interprètent tour à tour des clients d'un restaurant, des personnes au guichet de la poste en mobilisant ce qu'ils ont appris auparavant (tournures, vocabulaire...).

Si de nombreux professeurs pratiquent ces activités avec leurs élèves, peu se risquent à intégrer le jeu de rôles, qui suppose une grande part d'imprévu. Dans un jeu de rôles, on interprète habituellement un personnage qui n'est pas soi : on peut l'inventer de toutes pièces ou bien le « maître du jeu », ici le professeur, peut l'imposer au joueur. Tous les scénarii sont envisageables et il peut y avoir des rebondissements, soit dictés par l'enseignant afin de débloquer une situation, soit voulus par les acteurs. En effet, le but du jeu de rôles, c'est de faire évoluer une histoire, à condition de « jouer le jeu » bien sûr. La différence entre un jeu de rôles et une simulation, c'est que le premier ne limite pas l'intervention : par exemple, une fois que l'élève a réussi à commander son verre de coca et le reste, donc qu'il a réemployé les bonnes structures, on peut considérer la simulation terminée. Par contre, cela deviendrait du jeu de rôles si l'on faisait intervenir d'autres personnages, comme un mari jaloux qui pense que le client en question fréquente un peu trop son épouse, un vieil ami qu'il n'a pas revu depuis fort longtemps etc... le but étant de faire évoluer l'histoire.

Lorsque je pratique le jeu de rôles, je n'interviens jamais pendant la représentation afin de ne pas interrompre la communication : je ne suis là qu'en dernier recours pour du vocabulaire ou pour suggérer des idées si les acteurs manquent d'imagination. D'autre part, je demande aux élèves qui ne participent pas pour l'instant de noter les « erreurs » de langue qu'ils entendent et je fais de même. De ce fait, personne ne reste passif.

A la fin, nous discutons des quelques erreurs entendues mais sans mettre de note dans l'immédiat. A mon avis, il est plus judicieux de les évaluer sur l'activité qu'une fois qu'ils y sont habitués et que s'est créé un climat de confiance. Lorsque l'on connaît la difficulté pour des adolescents de « passer » devant tout le monde, il ne faut pas ajouter un frein de plus à la participation.

Marc.

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Construire une séquence

Sophie aimerait savoir comment vous faites pour construire vos séquences. Que vous soyez au collège ou au lycée, faites-nous part de vos brillantes idées

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Ladies and Gentlemen, the staff:

Ici, les professeurs ayant envie de prendre part aux discussions de la Salle des Profs ont toute latitude pour se présenter, s'ils le souhaitent, afin que chacun puisse s'y retrouver. Non que nous soyons multitudes, mais c'est toujours agréable, un anonymat pas trop anonyme... =)

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... Et la dernière, alors?

C'est d'actualité et je vous le demande: que prévoyez-vous pour votre dernière heure de cours? On est bien entendu obligé d'adapter les activités aux classes et aux niveaux dans lesquels on sévit, mais pourquoi ne pas tenter de trouver des alternatives aux DVD et autres jeux de cartes? J'ai déjà testé les jeux de mimes (j'avais perversement cherché des actions difficiles ou hilarantes à mimer, comme par exemple 'laver son chien'; 'rentrer à la maison après l'heure autorisée' ou encore 'changer une couche très sale') et avec des classes qui ont envie de se prendre au jeu, on passe un très bon moment. Surtout si on a apporté un gâteau à partager avec eux (et surtout s'il est à la carotte, les élèves de cette année pourront témoigner que je les aurai instruits jusqu'au bout!). Allez, tout le monde est invité à s'intégrer au Think Tank et à faire des suggestions!

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La première heure de cours

Question posée par Florence, prof d'anglais à Narbonne: Que faites-vous le tout premier jour de classe?  J'aime bien commencer directement en anglais, mais il y a aussi la méthodologie, la préparation du classeur à expliquer, bref à quel moment le faire?

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