serialteacher

Zoom sur...

... le Serial-tableau de conférence. Demandé il y a quelques semaines, j'ai eu la bonne surprise de le retrouver tout emballé dans son carton tout neuf dans la Serial-Classroom le 12 mars, jour de la rentrée.

A quoi sert-il donc? Eh bien comme le montre la photo, j'y inscris grosso modo le menu du jour, ce que j'ai prévu de faire dans l'heure (de façon moins détaillée que sur ma prep à moi bien sûr) et je coche au fur et à mesure tout ce qui est effectivement réalisé pour pouvoir en fin d'heure mettre les classes face à leurs responsabilités: celles qui sont lentes feront un effort pour avancer plus vite, et les classes dissipées pour montrer davantage de concentration. Ca c'est la théorie. Pour ce qui est de la pratique, pour l'instant ça semble marcher mais je n'en suis qu'au début de mon expérience...

 

 

 

 

 

 

Zoom également sur le Serial-Calendar, offert par Susan et rapporté des USA par Sara. J'ai déjà parlé de ma passion pour Thomas Kinkade, et me voilà maintenant équipée d'un superbe calendrier illustré de quelques-uns de ses tableaux. Alors, un calendrier, pour quoi faire? Pour noter les inscriptions aux PPC et tâcher de maintenir les dates. Pour noter aussi les tours de service que je prévois d'instaurer dans les classes de sixième et qui consisteront à passer les livres, (puisque nous en avons un exemplaire par élève qui reste dans la classe en plus du leur qu'ils doivent garder à la maison), les fiches de participation, écrire la date au tableau, effacer le tableau etc... Et en plus je pourrai garder les reproductions une fois le calendrier périmé!

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La Serial-Classroom

Batman a bien sa Batcave et sa Batmobile... voilà pourquoi, malgré mon statut de superantihéroïne, je suis fière de vous présenter la Serial-Classroom, la seule et unique salle 258 du collège auquel je suis rattachée. Depuis la Serial-Classroom, je ne veille certes pas sur la tranquillité de Gotham City, mais je sème dans les jeunes cerveaux réceptifs les graines du savoir avant de récolter les bourgeons du savoir-faire. Notez la luminescente clarté de la pièce, l'harmonie du jaune bouton d'or des chaises, la technologie mise à ma disposition pour les jours où nous travaillons à partir d'un document vidéo...    Et c'est parce que j'aime beaucoup travailler dans cette salle, (j'apprécie, je savoure même, pour avoir été SSF, ou sans salle fixe l'année dernière, d'avoir MA salle cette année...) que j'essaye d'arriver suffisamment en avance pour ouvrir les rideaux, sortir mes petites affaires, accrocher mon manteau derrière ma porte, prendre possession des lieux, quoi. Et si vous la voyiez le matin avant la première heure de cours, reluisante du passage des femmes de ménage qui la briquent chaque soir minutieusement et me permettent de retrouver mon tableau tellement impeccable que j'ai presque des scrupules à écrire dessus... La petite table qui est contre mon bureau, avec la chaise face au tableau, c'est celle que je réserve à l'élève pénible du jour, lorsque le besoin s'en fait sentir. Je dispose la table et la chaise en oblique juste devant la télé et je garde le fauteur de trouble sous les yeux pour l'heure de cours... pratique.

Voici ce que je vois moi depuis le tableau, sauf que normalement sur les chaises il y a des élèves, studieux bien entendu... En face, on aperçoit la porte ouverte d'une salle où je fais de fréquentes visites, celle de ma collègue et amie Gisèle, professeur d'espagnol d'une envergure incroyable. Il suffit d'écouter les élèves parler d'elle: tout le monde a sa carte au fan-club.

Sinon, oui, ça m'arrive de faire cours la porte ouverte, j'aime bien...

 

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Un p'tit cadeau...

J'ai reçu lundi un petit cadeau qui m'a fait bien plaisir: Julie m'a rapporté d'Allemagne un stylo feutre rouge d'un modèle que j'affectionne particulièrement. J'avais acheté à la rentrée 2005 une pochette complète de ces feutres aux couleurs variées (on se rappellera que j'adôôôôre corriger de toutes les couleurs, mon carnet de notes est un poème à lui tout seul...) et au maniement si agréable. Hélas mes filles m'avaient ruiné le noir et le rouge était depuis longtemps inutilisable pour des raisons évidentes. Me lamentant une fin de cours du premier trimestre, parce que ces fameux feutres n'étaient plus commercialisés (et croyez-moi j'ai cherché), Julie m'avait dit avoir acheté les siens en Allemagne et proposé de regarder si elle en trouvait lorsqu'elle irait. "Pourquoi pas?" avais-je répondu, sans vraiment croire qu'elle y penserait. Eh ben si, et me voilà désormais rééquipée d'un stylo rouge flambant neuf dont la photo est ici visible, ainsi que celle de ma panoplie de Serial-stylos de cette année. Et Julie n'a même pas sourcillé lorsque je lui ai dit "et moi qui vais te donner tant de mauvaises notes avec ce stylo"... tout se perd...

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Mon cahier d'événements

Innovation de la rentrée 2006, ça, le cahier d'événements. A l'origine baptisé 'cahier d'incidents' et renommé parce que la connotation était tristouille et pessimiste, c'est un allié aussi bien pour moi que pour les élèves. On y trouve la liste des élèves de chaque classe avec des colonnes qui sont réservées à divers méfaits tels que mâcher du chewing-gum en classe, oublier ses affaires, bavarder, ne pas avoir fait son travail... ça n'est pas très original, certes, mais c'est bien pratique pour tenir la comptabilité au cas par cas des petites erreurs qui énervent et nuisent à la bonne marche d'un cours autant qu'à la progression personnelle. 3-croix-hop-une-colle-ça-t'apprendra-non-mais. Très utile lors des réunions parents-profs (Tenez madame, là ce sont les petites croix de votre fils...) ou des conseils de classe (eh bien l'ambiance de travail s'est améliorée, si j'en juge par le nombre de petites croix global du trimestre...). On y trouve aussi les plans de classe, (ceux qui y figurent actuellement ne sont pas à jour, parce que je fais des changements ponctuels, comme tous les profs...) des petites annotations, (ex: 19/02/07: Bidule n'a pas son workbook, penser à vérifier qu'il est à jour le 21/02), des leçons improvisées et notées à la hâte pour contrôle ultérieur avant d'effacer le tableau pour le cours suivant, et enfin depuis peu, grâce à une initiative des 6e3 d'Etang, une partie 'cahier de doléances'. Eh oui. Il y a quelques temps de ça, alors que je griffonnais d'un stylo turquoise vengeur le carnet d'un fauteur de trouble de cette même classe, un élève m'a fait remarquer qu'il était injuste que je puisse me plaindre d'un élève dans son carnet alors que moi-même, n'ayant pas de carnet, je ne pouvais être la cible du mécontentement des élèves. J'ai donc décidé de consacrer une partie de mon cahier d'événements aux doléances des 6e3, qui en usent et en abusent. Je refuse à Caroline la permission de se déplacer au cours d'une heure d'Aide et Accompagnement? ==> "Je peux avoir le cahier de doléances, s'il vous plaît?" me demande-t-elle d'un air pincé. Voilà comment j'ai appris entre autres qu'il serait utile de placer des caméras dans la classe pour éviter de punir X quand c'est Y qui lui cherche des noises depuis le début du cours; que je donne trop de travail et trop d'interros et que dorénavant je devrai débourser 5 euros de l'heure par élève en dédommagement de ce que je leur fais subir; qu'il est inadmissible que je compare un petit 6e avec un énorme cartable sur le dos à un escargot (punition à la clé: 11 fois à copier en anglais et en français 'je ne me moque pas des élèves en les traitant d'escargots'); qu'il est antidémocratique (oui oui...) que je me permette de rire des petites bourdes des élèves alors que je les punis quand eux-mêmes rient pendant le cours; (Il faut dire qu'à ma droite Maxime bavait, que je le lui ai fait remarquer, et que j'ai entendu sur ma gauche un autre élève dire tout bas 'yuck' (berk!), qu'on venait d'apprendre. Difficile donc de garder son sérieux. C'est tout.) que j'ai une énergie difficile à canaliser et que je dois faire preuve d'un peu plus de self-control mais que je suis quand même gentille [sic], voire leur prof préférée quand je suis bien lunée (et que je ne charge pas trop la mule pour les devoirs). Longue vie, donc, au cahier d'événements, cahier multitâches déjà si plein de bons souvenirs...

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Ma trousse: fresque ou fourre-tout?

Alors le truc noir avec un dessin Shrek que vous voyez sur la photo, c'est la Serial-Pencil Case. D'ordinaire, et comme toute trousse qui se respecte, elle est remplie de trucs en tous genres, comme des stylos de toutes les couleurs, parce qu'on ne sait jamais quand une correction va nous tomber dessus. Et puis moi j'aime bien corriger en bleu turquoise, en rose tendre, en vert tilleul ou en violet Liz Taylor. C'est plus fun et moins déprimant en cas de zéro pointé que du rouge ou du vert de base. Je mijote d'ailleurs de me mettre au jaune citron rien que pour le plaisir de voir 25 petites taupes loucher sur la case appréciations de leur copie . On y trouve aussi des ciseaux (avec des tournesols, of course), des vélédas moribonds (hallucinant comme l'expression 'véléda moribond' peut être proche du pléonasme. Quelle que soit sa date d'achat, un véléda est TOUJOURS en bout de course. C'est une règle que tout bon enseignant doit connaître. Ca et aussi que lorsque par un diabolique coup du sort ou un pet de cervelle monumental on a confondu un feutre effaçable avec un permanent, il suffit de repasser du feutre frais sur le feutre sec et d'effacer tout de suite, et on se retrouve avec un tableau tout propre. L'apprentissage ne se fait pas sans dommages collatéraux.) Et voilà que cette année, la mode semble être au bourrage de trousse. Les petits bouts de papiers que l'on voit sur la photo sont un échantillon de tout ce que je retrouve régulièrement dans ma trousse comme adresses mail,  (apparemment tous les élèves ne peuvent pas accéder à serial teacher si je ne leur envoie pas un lien, allez savoir pourquoi.) dessins et petits mots divers. Bien entendu, les dépôts se font en début ou en fin d'heure, lorsque je suis occupée quelque part dans la classe et que je ne vois pas qui met quoi dans ma trousse ou dans mon cahier d'événements (dont je parlerai dans un prochain article, c'est prévu, arrêtez de trépigner et de m'interrompre pour un oui ou pour un non). Du coup, le soir je retrouve, interloquée, dans mes affaires et particulièrement dans ma trousse des morceaux de papier qui, j'en suis presque sûre, n'y étaient pas le matin même. Et moi, rien vu, rien entendu. C'est que c'est rapide ces petites bêtes-là. Me voilà donc périodiquement obligée de vidanger ma trousse de ces témoignages d'affection que je ne jette pas, rassurez-vous. Ils sont entreposés dans un coffret qui se trouve dans ma salle à manger, ou exposés sur mon frigidaire, parmi les dessins de mes filles. J'ai d'ailleurs de plus en plus de mal à retrouver ledit frigidaire dans ma cuisine, il me fait penser au Cousin Machin de la Famille Addams...

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