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Une proposition indécente

Depuis le temps que j'ai le projet d'en parler dans la rubrique Expériences et que je ne le fais pas, me voilà obligée de présenter brièvement le contexte de cette toute nouvelle perle, qui fait ma joie, que dis-je ma joie, mon hilarité depuis mercredi. Il se trouve que depuis octobre, je passe mes mercredis après-midi à l'IUT, où je suis chargée de TD en anglais pour les étudiants chinois en première année de Techniques de Commercialisation et de Sciences pour l'Ingénieur. Or voilà qu'un malheureux Tech de Co me confie son désarroi de se mélanger les crayons entre français et anglais depuis qu'il est arrivé en France et a commencé l'anglais avec moi. Sitôt qu'il est en cours de français, tout ce qui lui vient à l'esprit est en anglais et inversement. Il n'y a là rien que de très naturel, m'empressé-je de le rassurer. Tout rentrera dans l'ordre tôt ou tard, et c'est un problème que tout le monde rencontre, dès l'instant que concordent les apprentissages de plusieurs langues étrangères. Ceci dit, j'attends avec impatience le moment où j'en serai à confondre le Turc et le Chinois. Pour l'instant mon accent chinois fait le bonheur de toute la promotion (ce qui ne m'empêche pas d'étaler ma science au restaurant), et mes 3 mots de Turc me permettent tout juste de saluer, m'enquérir de la santé de mon interlocuteur et lui dire qu'il n'y a pas école demain (merci Ebru et Manolya). Quoi qu'il en soit, rasséréné par mon bienveillant discours et mon assurance qu'il n'est pas un cas désespéré, mon étudiant m'a adressé un beau et sincère sourire, et m'a dit "Sex for your help". Et il s'en trouve encore pour me demander pourquoi je suis aussi pointilleuse lorsqu'il s'agit de prononciation...

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Ecrit dans ton carnet...

Mot # 1, à la suite d'un bruit un peu douteux...: Antoine semble actuellement souffrir de fermentations gastriques assez importantes. Pour son confort autant que pour le nôtre, j'espère que son rétablissement sera rapide.

Mot#2: Depuis qu'il a été conseillé à Anthony de 'se faire tout petit' pendant les cours (ainsi qu'il me l'a lui-même expliqué,) il semble éprouver des difficultés à marcher normalement, voire à tendre les jambes, car il est arrivé à mon cours d'aujourd'hui accroupi. Je ne suis donc pas absolument convaincue qu'il ait saisi le sens de la recommandation.

Mot#3 Clément râle, rouspète, ronchonne, ratiocine, conteste, tergiverse, bougonne, grogne et se plaint tellement qu'il m'est parfois difficile de comprendre les interventions de ses camarades. J'aimerais donc qu'il mette les vacances de Noël à profit pour inverser la tendance car il m'a déjà prouvé qu'il savait être très agréable en cours.

Réponse des parents: à la première occasion, n'hésitez pas à le coller.

Mot #4: Théo me demande de lui donner 3 heures de colle. Je suis perplexe. Dois-je obtempérer?

Réponse de la maman: absolument et sans remords.

Mot #5: J'aimerais énormément que Pepijn s'abstienne de mettre des objets dans l'oreille de son voisin (en l'occurrence une mèche de ses cheveux qu'il avait lui-même coupée), surtout lorsqu'il sait parfaitement que ce dernier est bon public. Le prochain écart du genre sera assorti d'une retenue.

 

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E-mail reçu aujourd'hui de Pepijn, élève de sixième.

It's almost too good to be true! Voici donc ce que Pepijn m'envoie, non seulement de sa part mais sans doute de la part de ses petits camarades, qui affirment crouler sous les devoirs d'anglais et être soumis à un rythme d'évaluations trop important:

dear miss Vadot,
 
Can you give us no homework in the holiday please.
 
 
pepijn
 
Honnêtement, j'ai bien envie de récompenser le culot (ou l'initiative si vous préférez) et l'effort... Pour un élève de sixième, je trouve ça plutôt pas mal, non? Il est vrai que les vacances sont faites pour se reposer, mais d'un autre côté, 15 jours sans faire d'anglais du tout... J'hésite. Que feriez-vous à ma place? Vite, vite, parce que chez nous, les vacances c'est vendredi soir...

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CuCu la Praline Powaaaa!

Non, je n'ai pas pété un câble, mais merci de votre sollicitude. Je fais seulement référence à une réflexion de Julie et Loreleï, alors qu'au milieu d'une séquence video sur My Fair Lady (au passage, si vous n'avez pas vu ce film, procurez-vous le d'urgence, c'est un bijou, foi de Serial Teacher!), je demandais innocemment ce qu'on pouvait dire du personnage d'Eliza Doolittle au début de l'histoire. Et là...je ne sais pas laquelle des deux, qui n'a toujours pas compris à quel point j'entends tout ce qui se dit en classe, a chuchoté à sa voisine 'euh, Kiukiu ze pralaïne?' Et voilà, mesdemoiselles: sitôt la bêtise dite, sitôt les coupables épinglées sur le blog!

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une bonne claque au calque

Voici une blague, racontée par un de mes collègues du lycée l'année dernière, et qui, si on la comprend, laisse entrevoir pourquoi traduire le français en anglais mot à mot est totalement absurde...

Un homme au chômage se donne beaucoup de mal pour trouver du travail. Petites annonces, porte à porte, ANPE, il ne néglige aucune piste pour décrocher un emploi. Seulement voilà, il ne parle pas anglais, lourd handicap lorsqu'on veut être compétitif sur le marché du travail. Au bout d'un certain nombre de déconvenues, il se décide à éplucher les petites annonces, cette fois-ci en quête de solutions pour apprendre à parler anglais. Dans le premier journal, il trouve l'annonce suivante: "apprenez l'anglais grâce à l'immersion: partez 3 mois en Angleterre et revenez bilingue. Coût du stage: 5000 euros." L'homme se dit que ça serait formidable d'être bilingue en 3 mois, mais que lorsqu'on est chômeur, 5000 euros sont plus utiles pour payer le loyer et les factures qu'un stage en Angleterre. Sans se décourager pour autant, et après quelques semaines durant lesquelles ses entretiens d'embauche se sont encore soldés par des échecs, il déplie un second journal: "méthode révolutionnaire, apprenez l'anglais en six mois à domicile, coût: 3000 euros." Ah, c'est moins cher et même si c'est plus long, ça a l'air efficace... Mais c'est toujours 3000 euros. Quelques jours passent, et notre homme consulte des petites annonces sur le tableau d'affichage d'un supermarché: 'cours d'anglais tout près de chez vous, 50 euros par mois, présentez-vous à cette adresse.' Notre homme sautille de joie! Des cours d'anglais aussi bon marché, il n'y a plus à hésiter. Le lendemain, il court à l'adresse qu'il a écrite sur un morceau de papier et sonne à la porte. Un Indien lui ouvre et le salue très poliment. Interloqué, l'homme regarde le numéro de la porte et son papier et demande: 'mais ça n'est pas ici, les cours d'anglais?' et l'Indien de lui répondre: 'if, if! between, between...'

Alors, compris? :)

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POK! OUCH!

Allez, juste pour la faire encore enrager : Imaginez-moi tranquillement assise à mon bureau à l'intercours, mes élèves de 3e partis et mes petits 6e arrivant pour leur dernière heure de la semaine, une heure d'Aide et Accompagnement. Pour ceux qui me connaissent depuis longtemps, figurez-vous que je suis maintenant hyper calée en écritures décimales et en géométrie. Personne mieux que moi ne manie l'équerre et le compas au tableau. Moi, qui faisais s'arracher les cheveux à ma pauvre mère lorsqu'elle m'expliquait les mêmes exercices dix fois de suite, de dix manières différentes, sans succès... Passons. Assise je suis, donc, vaquant innocemment à des occupations de fin de cours (ranger dans mon trieur les documents utilisés en 3e dans la section '3e' et caetera...), rien de bien violent, lorsque Léa me demande gentiment si elle peut effacer le tableau, encore couvert des notes du cours précédent. 'Excuse me, Miss, can I clean the blackboard?' 'Yes, you can. Thank you, Léa." Et ma Léa de s'emparer de la brosse et de frotter consciencieusement le tableau, tirant la langue d'application... Et là, c'est le drame: la brosse lui échappe et malgré les efforts désespérés de la pauvre Léa, m'atterrit brutalement sur le crâne. POK! OUCH! Oui, j'ai eu une bosse, mais rien que pour la tête de Léa , je ne la regrette pas .

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Leçons de séduction...

Arrivée avant-hier à mon bureau d'un Clément (de 6e3) particulièrement désemparé:
- "Mais madame, comment on fait pour draguer?"
- "Clément," lui réponds-je sans pouvoir réprimer un sourire (Oui, bon, ça va, hein...vous auriez pu, vous?) "Qu'est-ce qui te fait croire que je sais faire?"
- "Ben vous avez dit que vous aviez deux enfants, donc vous savez y faire!!!"
J'adôôôre les 6e...

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Trouvé dans ta copie...

Que n'y avais-je pensé avant? Inspiré par Charlène et par le fou rire que m'a valu la lecture de sa copie (en classe, en pleine interro, je l'admets et j'ai honte ), voici un nouveau post consacré à l'anglais parfois quelque peu fantaisiste de mes élèves à l'écrit.
Number one:
C'est donc à Charlène, de 3e3, que revient l'honneur d'ouvrir le bal, avec 'Chut!' traduit par 'Fall!'

Aujourd'hui 11 janvier en 3e1, autre fou rire monumental. Le contexte: une expression écrite qui consiste à adresser des reproches à ses parents dont le comportement a été inqualifiable au restaurant, le soir où on décide de leur présenter l'amour de sa vie. Kevin, qui voulait reprocher à son père d'avoir mis les doigts dans la nourriture, a écrit 'You could at least not have put your fingers in the cook!' Moi, je dis: pauvre cuisinier...

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Les répliques cultes

Cet article, qui a pour objectif de rassembler des phrases rigolotes, inattendues ou des blagues à deux balles (les miennes et les leurs), sera logiquement souvent actualisé. N'oubliez pas, donc, de le surveiller s'il vous intéresse. Les élèves qui passeraient par là sont cordialement invités à compléter dans leurs commentaires ce que j'aurais pu oublier.

#1:
"There's a difference between a tagger and a grafitti writer. Indeed, taggers use eyes as their signature." La classe: "eyes? ah bon?" Moi: "Eh bien vous ne connaissez pas le célèbre eye of the tagger?" La classe: "pfffffffffffffffffffff"

#2:
"Ne soyez pas désolés, c'était une boutade. Et la boutade de Dijon, vous connaissez, non?"

#3:
'Madame, monsieur et madame Onlécour ont une fille...' 'Euh...' 'Ben... Cécile. Parce que c'est si long les cours...' 'Hem...'

#4:
"Yann, ôtez ce bouchon de stylo de votre bouche. Si jamais il vous arrivait de l'avaler par accident, le temps que tout le monde ici tire à la courte paille pour désigner celui ou celle qui devra vous faire du bouche à bouche, vous serez mort..."

#5:
"Allez prenez une feuille, on va faire l'interro." "Mais madame, y'a pas d'interro de prévue aujourd'hui..." "mais siiiiii" La classe "mais noooooooooooon". Moi "Siiiiiiiiiiiiiiii." Eux "nooooooooooon". Moi "noooooooooooon". Eux "siiiiiiiiiii". Moi "ah ben vous voyez bien. Alors, prenez une feuille."

#6:
Yoann, un mes petits 6e de 1999-2000 (oui, ceux qui passent le bac actuellement ): "Madame, quand on passera le bac, vous aurez une canne?" "Eh bien, pour certains d'entre vous, oui, certainement..."

#7:
arrivée fracassante en cours un lundi matin du mois de mai, avec des Seconde MDS. Je mets mes lunettes de soleil-que-même-Paris-Hilton-elle-en-a-pas-des-comme-ça , et de ma voix la plus Bellucci-like: "Pourquoi aller à Cannes quand les vraies stars sont ici...?"

#8: A Anthony, qui fait des bruits bizarres en cours (avec sa bouche, hein...): "Et sinon, il fait quel temps sur Anthonyland?"

#9: Anthony (oui oui, le même): "Ah madame, je sais pourquoi vous voulez pas mettre Mathilde devant votre bureau, vous avez peur qu'elle vous embête!" / "En même temps, Anthony, c'est toi que j'ai installé devant mon bureau la semaine dernière. C'est donc qu'a priori je n'ai peur de rien..."

#10: A Marion (6e), qui miaule en cours: "La ressemblance s'arrête là, ou faut-il aussi que j'installe une litière au fond de la classe?"

 #11: "Oui oui, Arnaud, toi aussi tu notes le cours..." / "Mais j'ai mal à la main droite, je peux pas...", me répond-il d'un air goguenard (à moi, le fou...) / "Ben tu as une main gauche, il me semble" / "Ah oui mais ça va pas être possible, j'écris mal de la main gauche" / "allons allons, je suis sûre que même de la droite c'est loin d'être formidable. On ne va pas se laisser freiner par des détails, hein..." / "Bon allez, je me tais et j'écris" / "C'est ça."

 #12: "Madame, je comprends pas. Sur votre mur de décorations d'halloween, y'a des araignées, des sorcières, des vampires, des citrouilles, des fantômes et là au milieu y'a un spiderman. Qu'est-ce qu'il fait là?" / Ben regarde Cédric, ici c'est une classe d'élèves normaux, sympas, intelligents et tu es bien là au milieu toi..."

 

 

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Quoi? quoi? quoi?

TITRE

Celle-ci est à moi et je l'aime beaucoup. Elle s'est produite en Andalousie dans une classe de Bachilleratos (Terminales) que m'avait confiée Enrique pendant qu'il réparait son ordinateur (...). Il m'avait demandé de discuter avec eux en anglais, ce que je n'avais pas voulu faire, n'étant pas assistante mais juste professeur d'anglais. J'ai donc sorti un document représentant un bébé d'approximativement 8 mois qui joue avec un revolver (c'est une affiche qui dénonce la libre circulation des armes aux USA.) et j'ai écrit mes questions What? Who? Where? What about? au tableau. Lorsque cette étape a été terminée, j'ai demandé aux élèves une récap collective à partir des notes du tableau. Comme personne ne voulait se lancer, j'ai demandé au premier garçon du rang du fond de commencer. Ensuite j'ai interrogé son voisin et ainsi de suite. La 4e était une fille maquillée comme une voiture volée qui avait visiblement plus envie de s'amuser que de travailler (faute d'en avoir l'habitude peut-être) et qui me regardait depuis le début de l'heure avec un sourire narquois qui commençait à me taper violemment sur les nerfs. Arrive son tour de parler donc. Je lui demande, avec un sourire franc, le mien, "So what can you tell me now?" Elle éclate de rire, jette des regards entendus à droite et à gauche et me dit "qué?" avec son air le plus hautain. Sans rire, Draco Malfoy avec des boucles d'oreilles. Sans me départir de mon calme (dur dur), je reviens au début du rang, demande aux 3 garçons de répéter chacun leur phrase et arrive à elle. Et au lieu d'attendre, cette fois-ci j'ai dit "ah si, si, espera, yo sé: quééééééééééééééééééééheu?" avec la moue la plus tête-à-claques que je puisse produire (j'ai été ado, j'y arrive encore assez bien lol). La surprise fut telle qu'elle en a arrêté de se balancer sur sa chaise. J'ai redemandé dans la foulée aux garçons de recommencer, ce qu'ils se sont empressés de faire, pour voir ce qui se passerait. Ben la même chose "quéééééééééééééééééééééheuuuuuuuuuuuuuuuuuu?" cette fois-ci en balançant mes cheveux à gauche et à droite. Tout le monde, moi y compris était plié de rire. Bizarrement, en voyant que les garçons répétaient pour la 3e fois, elle a vite trouvé quelque chose à me dire avant que je pousse plus loin mon imitation...

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Par la fenêtre

Celle-ci date d'aujourd'hui, vous constaterez que je ne laisse pas périmer ma matière première. Nous travaillons, en classe de 3e, sur un film de Tim Burton intitulé Big Fish et que j'affectionne tout particulièrement. Ayant énuméré avec les élèves quelques personnages présents dans la scène étudiée, je me risque à leur demander:
- The woman's husband is dead, so now she's a ...?
- une veuve?
- that's right but this is an English lesson in case you haven't noticed. Does anybody know?
Silence. Bigre. Robin P., toujours serviable me demande candidement:
- What's the English for 'veuve'?
- It's 'widow'.
- Ah comme la fenêtre?
-

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Cour de récréation

Il m'est arrivé, après une matinée de cours, de descendre tranquillement à la limite de siffloter, les escaliers pour rejoindre la salle des profs, lorsque passant devant une fenêtre ouverte sur la cour de récréation, j'ai entendu 4 filles de ma classe de 6e (1999-2000) qui parlaient . Je n'aurais pas prêté attention à la conversation sans l'extrait suivant:
- "vous venez? on va jouer à madame V." (inutile de préciser que Madame V., c'est moi...)
- "ah ouaaaaaaaaaaaaais"
Et les 4 de décoller comme autant de pigeons vers un autre endroit de la cour, ce qui fait que je ne saurai JAMAIS en quoi consistait le jeu...

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Oops...

L'idée de consigner quelque part les petites et moins petites bourdes de mes élèves remonte à ce jour de novembre 2004, en Seconde LV2, classe de 16 élèves dans laquelle je me sentais comme dans un cocon, juste eux et moi. Merci à vous 16, je réserve une place de choix à vos notes et appréciations, petits dessins, photos et autres gribouillons sur ce blog...

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No shit! (sans déc'!)

Nous sommes en milieu d'année scolaire 2004-2005, dans la sympathique classe de 1ere ES qui a déjà assisté à mes déboires avec les acteurs-boxeurs . Comme nous étudions une oeuvre complète, à savoir Matilda de Roald Dahl, nous procédons à des rappels sur des chapitres déjà lus afin de classer et de ranger les nouvelles informations que nous découvrons au fil de la lecture. - "And tell me, class: What happens in Chapter 5?" / Dites moi, que se passe-t-il dans le chapitre 5? Edouard B., élève actif à l'oral s'empresse de lever la main: - "Matilda is accused of shitting by her father", me dit-il avec un sourire radieux. Mes cadets, j'en pleure encore de rire. En effet, le malheureux garçon voulait me dire que le père de Matilda l'avait accusée de tricher (cheating, débutant avec un son 'tch' suivi d'une voyelle longue [i:], et au lieu de cela, il m'a posément expliqué qu'il l'accusait de chier. Fort heureusement, c'était là une fin de cours et je ne me suis battue contre un fou-rire inextinguible que quelques minutes. Les élèves, qui avaient compris où était l'erreur, puisque j'avais écrit d'une main quelque peu incertaine les deux mots au tableau pour leur montrer l'originalité de l'accusation, riaient de concert avec moi, ce qui ne m'a pas aidée à retrouver mon sérieux. Au moins voilà un mot qu'ils prononceront dorénavant correctement...

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La théorie de Louise

Louise a brillamment obtenu son bac L en juin 2005. Je ne l'ai jamais eue qu'en cours particuliers, ce qui nous a permis d'avoir une relation beaucoup plus ouverte que celle de prof/élève. Voilà pourquoi elle a pu me faire cette remarque qui m'a bien fait rire tant par sa simplicité que par sa justesse...

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