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Une petite cure de juvamine?

Etude des pronoms relatifs en classe de 2nde MDS, année 2000-2001.
TITRE


-... Donc vous voyez que l'on utilisera 'who' pour des sujets humains, et 'which' pour des objets ou des animaux...
Intervention de Jessica, l'air consterné:
- Mais madame, c'est bête ce que vous disez (...)
- Allons bon, alors explique moi ton problème Jessica, pourquoi est-ce bête?
- Ben les animaux, ça respire...
- Eh bien pas tous, Jessica. Le poisson par exemple... et alors?
- Ben et les animaux, ça a des pattes...
- Eh bien pas tous, Jessica. Le poisson par exemple... et alors?
- Ben alors c'est des êtres humains...
Whack Bonk (bruit-du-prof-qui-tombe-à-la-renverse)

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Une gaffe presque tintinesque...

TITRE

La scène de cette perle magnifique se passe le 2 mai 2005. Ce jour-là, je me dirige innocemment vers la salle où je sais que ma classe de 1ere ES achève son cours d'espagnol avec ma bien-aimée collège Yolanda M. et m'attend pour sa dernière heure de la matinée. Quasiment arrivée à mon but, je suis arrêtée par un agent d'entretien du lycée qui m'explique que je ne peux pas utiliser cette salle, qu'une partie du plafond vient de s'effondrer, manquant blesser deux élèves. On me redirige donc vers une salle d'histoire-géographie, dotée d'une belle baie vitrée donnant sur l'espace vert du lycée, là où les élèves sont autorisés à s'installer lorsqu'ils ont une pause et que le temps le permet. Nous commençons donc à travailler, le cours portant sur les préjugés (cf dessin d'Antoine dans la Galerie) lorsque j'aperçois au fond du parc deux élèves, vraisemblablement de Terminale, en train de se disputer. Levant un sourcil, et continuant à parler à la classe, je m'approche de la vitre pour me rendre compte qu'ils courent maintenant l'un après l'autre et se dirigent vers nous. Arrivés au bas d'une petite butte juste en-dessous de ma salle, je vois avec horreur le poursuivant saisir le poursuivi au col (apparemment, il était question d'un livre volé) et le jeter à terre avant de lui porter de violents coups de poing en pleine figure. Je me précipite donc, toutes cordes vocales dehors (et Dieu sait que mon très distingué Père ne me surnomme pas 'la corne de brume' pour rien), sur les deux jeunes fauves (et faites qu'ils n'enterrent pas leur querelle sur mon dos, c'est toujours une fois qu'on l'a ouverte qu'on se rend compte qu'en face il y a du muscle, beauuuuucoup de muscle) et les invective 'at the top of my lungs', comme si écouler mon stock de poisson était une question de vie ou de mort... Mes élèves nous regardent le nez collé aux vitres, effarés. L'effarement me gagne aussi lorsqu'ils se relèvent et brossent leurs habits du revers de la main en s'excusant platement. La moutarde me monte au nez. Imaginent-ils qu'ils s'en tireront avec des excuses alors qu'une demi-minute plus tôt ils étaient en train de s'écharper pour un livre? Allez hop, chez Madame la Proviseure et au trot. Ici c'est un établissement scolaire, pas OK Corral. Ce fut alors que, sans se départir de leur attitude polie et souriante, ils m'expliquèrent qu'ils étaient en fait avec leur professeur d'arts plastiques, en train de tourner un film...
Il s'agit là d'une des rares occasions où je me suis retrouvée coite une fraction de seconde. Je leur ai tout de même fait remarquer que s'ils devaient réellement tourner des scènes de violence physique et verbale, il ne fallait pas le faire sous mes fenêtre et s'attendre à ce que je ne réagisse pas. S'excusant une nouvelle fois, ils sont donc partis faire leur film un peu plus loin. Mon retour en classe fut digne d'un épisode de la 4e dimension: mes élèves me fixaient sans piper mot, jusqu'à ce que je leur jappe "oui, bon quoi?" Réponse "ben madame, c'est la première fois qu'on vous voit péter un câble, ça impressionne..." Incapable de me reconcentrer après une telle poussée d'adrénaline, je me suis laissée guider par les élèves jusqu'à la fin du cours (Mais non madame, on a déjà fait cet exercice-là, on en est au suivant...)
Je suis rentrée chez moi en me tapant mentalement la tête sur le volant et en psalmodiant des 'ça n'arrive qu'à moi'. Réaction le lendemain en salle des profs, lorsque je relatai l'anecdote: "aaaaaaaaaaaah c'était toiiiiiiiiiiiiiiii" Eh oui, c'était moi. Au passage, j'assume ma gaffe et je me console en pensant que personne n'était prévenu qu'un film se tournait à cet endroit et à ce moment-là, et que je suis la seule à avoir eu le cran (ou le manque de jugeotte?) de sortir pour les séparer.

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