Vendredi 16 Fevrier 2007
Construire une PPC
Par serialteacher, Vendredi 16 Fevrier 2007 à 19:30 GMT+2 dans Trucs et astuces de prof
Vendredi 16 Fevrier 2007
Par serialteacher, Vendredi 16 Fevrier 2007 à 19:30 GMT+2 dans Trucs et astuces de prof
Jeudi 21 Decembre 2006
Par serialteacher, Jeudi 21 Decembre 2006 à 22:44 GMT+2 dans Trucs et astuces de prof
Nous voilà maintenant sur le point d’aborder le délicat problème de la prononciation de l’anglais. Qu’il s’agisse de lire à haute voix ou d’être capable de parler un anglais conversationnel intelligible, l’entraînement doit être régulier. Practice makes perfect, tout le monde le sait. Il existe bien entendu plusieurs techniques pour cela, de difficulté variable.
I- Parler, tout simplement.
D’une manière générale, lorsque je travaille ma diction (évidemment que je bosse mon anglais moi aussi, vous imaginez une soprane se dispenser de faire des vocalises ?), ce sont les textes d’Eminem que j’utilise. Entendons-nous : non je n’aime pas particulièrement le rap, et les textes en question ne correspondent pas nécessairement à mes goûts poétiques, mais force est de le constater : Eminem est un prince de la diction, et le suivre dans ses envolées est réellement difficile. Essayez donc de répéter en rythme et en articulant : This looks like a job for me , so everybody just follow me, ‘cause we need a little controversy and it feels so empty without me…
Il existe aussi un exercice aussi amusant (surtout pour moi) que difficile (surtout pour vous), qui est celui des tongue twisters (tongue : la langue / twist : tordre). Le tongue twister est l’équivalent des chaussettes de notre archiduchesse. Il ne veut rien dire de sensé, nous tire des larmes d’exaspération et de frustration, mais contribue indéniablement à nos progrès, alors aucune hésitation, pour en user et en abuser, c’est ici.
Il y a quelques temps, nous parlions du sens donné à un mot par son orthographe. Dans le domaine de l’oral, la qualité de la prononciation est évidemment importante mais il ne faut sous aucun prétexte négliger le ton. Lorsque vous vous adressez à un très jeune enfant qui ne maîtrise pas encore le langage parlé, c’est le ton que vous employez ainsi que votre expression qui lui serviront de repère. Essayez donc de lui dire ‘c’est très bien’ d’une voix mécontente, l’œil mauvais et le sourcil froncé ou alors ‘ça n’est pas bien du tout’ avec une voix douce et un sourire… Sans savoir que le message est en totale contradiction avec votre attitude, c’est le ton qui l’aidera à déterminer si oui ou non il a fait une bêtise. Jusque là tout le monde suit ? Vous pouvez, en anglais comme dans toute autre langue, exprimer la même idée de plusieurs manières différentes qui susciteront des réactions diverses chez votre (/vos) interlocuteurs. La nuance passe par le choix des termes employés, mais aussi du ton. Dans ma classe, dès que l’occasion se présente, je fais répéter un message avec comme contrainte de feindre divers sentiments : la colère, l’ennui, le mépris, la peur, l’exaspération, la tristesse, l’euphorie etc… Pour travailler sur ces nuances ainsi que sur la mélodie de la langue anglaise ou américaine, rien de plus simple : équipez-vous d’un lecteur DVD et de films que vous allez regarder en V.O. sous-titrée V.O. En effet, de cette façon, tout ce que vous n’aurez pas réussi à comprendre seul(e) sera écrit sur l’écran. Une fois que vous connaissez le contenu d’une phrase, repassez-la autant de fois que nécessaire et répétez en prenant soin de calquer votre intonation sur celle du personnage.
II- Lire
Point de lecture efficace avant d’avoir véritablement ‘pris connaissance’ du texte, repéré les verbes prépositionnels, les dialogues, le genre littéraire, le ton (dramatique, ironique, satirique etc…), le nombre et l’âge des personnages pour la raison suivante : lire un texte à l’aveuglette lorsque l’on est élève revient à se concentrer davantage sur la prononciation (avec plus ou moins de chance) que sur la compréhension, avec comme inévitable résultat des coupures malheureuses et une lecture monocorde, alors qu’au contraire, un texte lu à voix haute doit vivre, il doit être riche de nuances. Le repérage préalable de ces informations, la reconnaissance du parcours vous aideront à apporter à votre lecture toute son authenticité. Si vous êtes d’une nature timide, entraînez-vous en privé avec autant de régularité que possible, comme un sportif. Faire une séance de 3000 abdos tous les 6 mois ne servira à rien sinon vous donner des crampes. La solution est plutôt d’en faire 100 tous les soirs ou 3 fois par semaine… (admirez la métaphore…) Plus on lit, plus on prend confiance en soi, et meilleure sera la prononciation. Si on choisit de s’entraîner sur les mêmes textes dans un premier temps, il devient plus facile de travailler l’intonation sans avoir peur d’exagérer les nuances afin d’arriver petit à petit à des mélodies justes. Eh oui, la langue c’est aussi une musique…Enfin, pas de secret pour progresser : par-ti-ci-pez ! Votre serialteacher vous dira peut-être au début de l’année que vous lui rappelez singulièrement Yasser Arafat lorsqu’elle vous entend parler anglais, mais il ne faut pas se décourager et s’efforcer de parler et de lire aussi souvent que possible !Dimanche 19 Novembre 2006
Par serialteacher, Dimanche 19 Novembre 2006 à 22:52 GMT+2 dans Trucs et astuces de prof
), je me suis dit qu’il était temps de leur apprendre COMMENT se servir de ce précieux outil. En effet, loin d’être aussi aisée, la recherche dans un dictionnaire obéit à certaines règles qui sont simples à acquérir, pourvu qu’on s’y arrête quelques instants. Une fois l’habitude prise, plus de ‘Chut !’ traduit par ‘Fall !’ ; plus de ‘mon plat préféré’ (où le mot ‘plat’ est un nom) traduit par ‘my favourite flat’ (où le mot ‘plat’ est cette fois-ci un adjectif, signifiant le contraire de ‘bombé’, ‘irrégulier’ etc…) ; et pour étayer mon propos et montrer que la mauvaise utilisation du dictionnaire bilingue n’est pas le fruit de ma seule imagination, j’exploiterai l’exemple donné hier par Marc, mon collègue d’espagnol vichyssois : plus de ‘serein’ (adjectif synonyme de ‘calme’) traduit par ‘canario’ (car le canari est un serin…)
Pour devenir un pro du dico, deux règles d’or suffisent, mais elles sont capitales :
- tout d’abord : soyez sûr(e)s de la bonne orthographe du mot français que vous avez besoin de traduire. Il y a un monde de différence entre l’onomatopée ‘chut !’ et ‘une chute’, ainsi qu’entre un ‘serin’ qui est un oiseau, et l’adjectif ‘serein’ (qui fait preuve de sérénité). Depuis que vous avez appris à lire et à écrire, on vous répète sur tous les tons que l’orthographe est porteuse de sens. Aussi, au lieu de laisser glisser cette observation sur vous comme la pluie du printemps sur le duvet du caneton, réfléchissez-y et vous verrez comme elle est juste, pour ne pas dire évidente. Par exemple, alors qu’un sot est un imbécile ; un seau est un récipient ; un sceau est le cachet de cire qui sert de signature à une personne tout en permettant de sceller une lettre ; enfin, un saut est le résultat d’une action, celle de sauter. Sans cette nécessaire distinction de l’orthographe, vous ne pouvez espérer vous en tirer sans commettre quelques bourdes
.
- La remarque précédente fait état de mots qui, s’ils se prononcent de façon identique, ont un sens qui diffère de par leur orthographe. Voyons maintenant comment choisir la bonne traduction d’un mot quand plusieurs solutions sont proposées, comme c’est le cas pour ‘plat’. Au début de tout dictionnaire, bilingue ou unilingue, figure une liste des abréviations que l’on retrouve entre parenthèses après chaque mot et qui définissent sa catégorie grammaticale et sa nature (verbe transitif, intransitif, pronominal, nom masculin ou féminin, adjectif, adverbe, article…), vous aidant ainsi à choisir l’entrée qui correspond à ce que vous voulez dire.
- Enfin, quand vous êtes confronté(e)s à des mots comme ‘louer’ qui appartiennent à la même catégorie grammaticale quel que soit le sens, en l’occurrence celle du verbe, regardez ce qu’on appelle les ‘indications sémantiques.’ S’il s’agit du verbe ‘louer’ qui signifie ‘donner de l’argent en échange d’un logement’ et non ‘chanter les louanges’, figurera à côté du verbe français l’indication ‘maison, meubles, etc…’
Logique, non ? En résumé, oui, il faut TOUT lire. A vous maintenant de vous entraîner à la recherche en observant par exemple des mots à plusieurs entrées et donc de vérifier l’efficacité des conseils prodigués ci-dessus. Bon courage !Mercredi 21 Juin 2006
Par serialteacher, Mercredi 21 Juin 2006 à 12:18 GMT+2 dans Trucs et astuces de prof
. Il existe pourtant des techniques pour affiner sa compréhension d’un texte qui de prime abord semble ne pas vouloir parler, révéler ses secrets au lecteur. Pour parvenir à saisir le sens d’un texte, il faut ouvrir ses petites branchies et se livrer à un véritable travail de détective.
et vous finirez par la faire sans vous en rendre compte, ce qui sera déjà signe d’un net progrès. 
. Je pense avoir été assez claire à ce sujet sur Travailler et améliorer son expression écrite en anglais : ça ne sert à rien. Pour comprendre une phrase, c’est l’ensemble qu’il faut lire au préalable. Vous savez, par exemple, que les adjectifs se positionnent en anglais avant le nom qu’ils qualifient. Vous savez aussi qu’en français c’est plutôt l’inverse. Donc en lisant une phrase du type « It was a big, wild-looking grey dog. », passez sur les adjectifs, qui sont facilement identifiables, et allez directement chercher le nom auquel ils se rapportent, c’est votre point de départ! Samedi 10 Juin 2006
Par serialteacher, Samedi 10 Juin 2006 à 16:38 GMT+2 dans Trucs et astuces de prof
Il n'y a pas à mon avis de niveau minimum pour commencer à écrire en anglais. Par écrire, j'entends rassembler plus d'une phrase sur un thème précis. L'apprentissage de l'anglais à l'école doit permettre à l'élève de parler de lui-même, des autres, de ses goûts et opinions et ainsi de suite. Alors qu'on demande entre 80 et 100 mots en troisième, les sujets de bac en réclament 300, ce qui représente un fossé notable à franchir en 3 ans à peine
. Lorsque l'on sait qu'il faut dans le même temps travailler l'expression orale, la compréhension orale et la compréhension écrite, atteindre sereinement les 300 mots dans un anglais qui soit le plus authentique et le plus varié possible en Terminale relève du défi. Il ne faut donc pas attendre que le professeur donne un sujet à rendre pour s'entraîner. Il est d'ailleurs peu probable qu'il ou elle refuse de corriger un devoir supplémentaire et de vous montrer vos erreurs si vous décidez de vous poser des 'colles'. Dans tous les cas, les sprinters n'ont pas toujours leur coach derrière eux pour chronométrer, alors vous n'avez aucune raison de ne pas vous mettre au travail dans votre coin.
Non non, on revient par ici!
A- le sujet général.
Il consiste à répondre à une question du type : parlez de vos goûts musicaux, ce que vous aimez, ce que vous aimez moins, ce que vous ne supportez pas et pourquoi.
I- La préparation.
Pour commencer, cherchez des sujets qui vous inspirent, sur lesquels vous avez des choses à dire. Lorsque vous serez, grâce à un travail régulier, plus à l’aise à l’écrit, vous éprouverez moins de difficultés à traiter des sujets qui vous plaisent moins, parce que l’obstacle linguistique sera en partie ou complètement (je vous le souhaite) levé. Mettez vos idées sur feuille sans ordre précis au départ et essayez d’étoffer vos phrases au maximum de vos possibilités. Vous pouvez vous faire une liste en français le temps de chercher certains mots ou tournures pour être sûr(e) de ne rien oublier, mais la phrase française ne doit JAMAIS être la base de votre phrase anglaise. Vous devez apprendre à penser en anglais et éviter de traduire à tout prix. Un de mes élèves a tenté de convertir son texte français en anglais avec un traducteur automatique. Ce fut une catastrophe, pas moins. Une fois que toutes vos idées sont sur le papier, vous pouvez passer à l’étape 2.
II- Mettre ses notes en ordre.
La logique veut que, quelle que soit la position que vous défendez, vous énumériez vos arguments du moins important au plus important. A vous donc de les classer en n’oubliant pas d’utiliser, pour les introduire, les outils adéquats : First (of all) / To begin with…/ Let me begin by saying that…Then / I wish to add that … Finally… To conclude / as a conclusion.
III- Donner du relief à vos idées.
Votre lecteur doit savoir que vos mots reflètent votre opinion. Attention cependant, rien de plus rébarbatif que la répétition de « I think » faute de connaître des alternatives. Vous DEVEZ enrichir votre vocabulaire et vos expressions. Les fiches de communication que vous recevez de votre professeur vous y aideront. Dans le cas qui nous occupe, si vous n’avez pas de fiche Expressing your opinion, fabriquez-vous-en une, dans laquelle vous consignerez en priorité des expressions telles que : ‘In my view’ ; ‘in my opinion’ ; ‘I would like to say that…’ ; ‘I’m convinced that…’ ; ‘To me…’ qui peuvent avantageusement remplacer ‘I think (that…)’, trop basique désormais pour l’élève sérieux(se) et prometteur(se) que vous avez décidé d’être.
IV- Rebrasser, rebrasser, rebrasser.
Souvent, lorsque le professeur donne une expression écrite, c’est qu’il a réfléchi à un sujet qui se prête à la réutilisation d’un point de grammaire spécifique vu en cours récemment et du vocabulaire de l’unité / du document dernièrement étudié. Il y a donc une attente derrière l’intitulé, une contrainte linguistique à respecter, sauf indication contraire. Cet exercice permet au professeur d’apprécier l’appropriation du point de grammaire / vocabulaire par l’élève et sa capacité à s'appuyer dessus pour construire du sens. En-dehors de tout devoir imposé, essayez donc d’écrire un texte à partir d’une liste de vocabulaire spécifique par exemple.
V- Colmater les brèches grammaticales.
Il vous appartient de repérer sur vos copies notées les reproches que vous adresse le plus souvent le professeur afin de savoir où vous pêchez. Fabriquez-vous ensuite une petite fiche qui dresse la liste de vos principaux défauts, et relisez votre copie en tenant compte de chaque point de cette check-list avant de la rendre. Au bout de deux ou trois devoirs, vous ne devriez plus en avoir besoin car vous saurez sur quels points porter votre attention.
B- Rédiger un dialogue.
Le dialogue est un exercice spécifique qui requiert une certaine connaissance de l’anglais parlé. Là aussi, connaître des expressions idiomatiques s’avère extrêmement utile, car outre vous offrir la possibilité de montrer que vous avez travaillé cet aspect lexical, l’idiome, généralement composé d’au moins cinq mots, vous fait faire un bond en avant vers le nombre de mots fixé.
Concernant la forme maintenant, il est difficile d’envisager de traiter un dialogue en se jetant directement dans la conversation. Il me paraît donc absolument nécessaire, et cela n’entre pas en pas en contradiction avec le sujet, d’introduire votre dialogue, de lui donner un contexte en deux ou trois phrases. De même, pour éviter que votre devoir se termine abruptement, il vous faudra apporter votre conclusion de narrateur.
Imaginons l’intitulé suivant : Susan unexpectedly receives a letter from her ex-boyfriend, telling her that he wants to see her again. She asks her best friend for advice. Write their conversation in 300 words.
Suggestion d’introduction : Susan read the letter for the third time and paused to think. She really didn’t know what to do because this was too sudden. After all, last time she had seen Andrew they had shouted at each other and had decided to go separate ways. After a few minutes, she picked up her phone and called Anna, her best friend since high school. She would certainly help her to make up her mind about that strange letter.
Et vous voilà en selle pour écrire un dialogue magnifique et plein de suspens entre Anna et Susan, en utilisant la fiche Expressing your opinion que vous vous êtes fabriquée un peu plus haut (si si rappelez-vous). Vous aurez pris soin, en prévision de discussions un peu animées, de la compléter avec des expressions du type ‘Nonsense !’/ ‘whatever !’ (n’importe quoi), ‘If you say so’ (si tu le dis), ‘you must be out of your mind’ (tu dois être tombé(e) sur la tête), ‘what are you, crazy ?’ (tu es fou(folle) ou quoi?) etc…
Notez au passage que même si on ne vous donne pas le nom de l’ex-fiancé et de la meilleure amie, vous devez les baptiser vous-même. C’est à vous qu’on demande d’imaginer la suite, donc vous devenez l’écrivain. Or on imagine mal un auteur se dispenser de donner un nom à ses personnages. Vous montrerez ainsi à votre correcteur que vous êtes réellement ‘dans’ votre composition.
Répéter encore et encore des ‘he/she/I said’ confèrera à votre devoir un caractère plat. Ne subissez pas votre expression écrite, vous ne cherchez pas à vous débarrasser d’un boulet mais à améliorer votre anglais. Puisque nous en sommes à fabriquer des fiches, rassemblez tous les verbes du discours auxquels vous pourrez penser (chuchoter, hurler, murmurer, bégayer, s’exclamer, demander, répondre, faire remarquer, ajouter, souligner…) et usez et abusez de la nuance pour rendre votre texte vivant. Le lecteur doit y croire. Soyez généreux en adverbes (calmement, faiblement, timidement, sèchement…), bref donnez du relief à votre dialogue. Considérons les deux échanges suivants:
- "You're wrong," said Anna.
- "I know but I don't care," Susan said.
ET
- "Oh my God, you're so terribly wrong," exclaimed Anna, who looked really concerned.
- " You could be right, and I'll have to admit that you probably are, but what can I do? It's my destiny..." replied Susan despairingly.
Les anglicistes auront apprécié le contraste entre la première version, qui sonne un peu comme l'inspecteur Harry, et le côté Aaron Spellingien du second échange
. Vous êtes malgré tout passé(e) de 14 à 40 mots (sur 300 toujours...) et avez sans aucun doute tiré un gloussement d'approbation à votre correcteur, désormais suspendu, le coeur battant, à votre plume.
Quelle que soit l’issue de la discussion, voici une proposition de conclusion : Susan hung up the phone and felt better. Anna was right. She always was. How good it felt to have such a friend! She put the letter back on her desk and decided to go out for a while. Maybe she would go to the cinema or have a look at the shops, she didn’t know. Mostly, what she needed was fresh air. The following day, she would write her reply to Andrew.
Vous voilà maintenant armé(e) pour écrire de vibrantes plaidoiries en faveur de ou contre n’importe quelle idée, ainsi que d’hilarantes ou dramatiques conversations. Rendez-vous prochainement au rayon « améliorer sa compréhension de l’écrit. »
Mercredi 7 Juin 2006
Par serialteacher, Mercredi 7 Juin 2006 à 21:54 GMT+2 dans Trucs et astuces de prof
Son caractère direct en fait sans conteste l'épreuve la plus redoutée des candidats, qu'ils soient élèves ou étudiants. L'idée de se trouver face à une personne qui n'est là que pour nous juger a forcément de quoi inquiéter, qu'on connaisse cette personne ou non. J'ai fait ce dernier constat plusieurs fois en faisant passer à mes propres élèves des oraux d'entraînement et en les voyant arriver tremblants et verdâtres devant moi. Entre profs de bonne volonté, il y a même souvent moyen d'organiser ces oraux en échangeant nos élèves pour qu'ils fassent l'expérience de l'oral avec examinateur (et non pas document) inconnu. Ce qu'ils pourraient prendre pour du pur sadisme de notre part les aide vraiment à entrevoir ce que l'on attend d'eux le jour J et à quelle sauce ils risquent d'être mangés. A supposer que vous passiez des oraux cette année, voici une liste de recommandations et conseils que je prodigue chaque année à mes élèves en espérant qu'ils les gardent à l'esprit et les appliquent au moment opportun:
- L'examinateur impressionne et il le sait. D'ailleurs il est aussi là pour ça. Ne vous laissez pas démonter, il ne vous mangera pas, ne vous jettera pas de sort, ne vous insultera pas. Il n'est même pas censé faire de remarques sur votre prestation. A vous de le convaincre que vous êtes solide et que vous tenez la route dans sa matière.
- Que vous soyez du genre bavard(e) ou plutôt taciturne en cours, c'est le moment ou jamais de montrer de quoi vous êtes capable. Prenez des risques (mesurés) et osez les phrases complexes au lieu de vous contenter de phrases type 'sujet-verbe-complément'. Etalez votre vocabulaire (ne l'utilisez pas non plus à tort et à travers, il s'agit d'être SUR la plaque, pas à côté...) et truffez votre commentaire d'expressions idiomatiques que vous aurez pris soin d'apprendre tout au long de l'année. Il existe de très bons bouquins pas nécessairement ruineux qui regroupent les expressions en question. Votre anglais gagnera en authenticité et vous en confiance.
- Ledit commentaire doit être structuré. Jamais vous ne devez vous présenter devant un examinateur avec un fouillis de phrases notées anarchiquement en un puzzle qu'il convient à l'examinateur de remettre en ordre comme il le pourra. C'est VOTRE boulot.
- Ne lisez pas vos notes. Vous n’êtes même pas supposé(e) les rédiger. Sur votre feuille doivent apparaître introduction et conclusion rédigées si vous en avez le temps (c’est utile pour vous donner de l’élan au début de votre oral et vous permettre de terminer votre commentaire sereinement.) et un plan avec un squelette d’argumentation. Vous devez démontrer que vous êtes en mesure de faire vos propres phrases sans avoir à les penser des heures auparavant ou pire les traduire du français à l’anglais (ça ne marche jamais. JA-MAIS. Au mieux vous aurez l’anglais d’un énarque ayant passé ses cours d’anglais à coincer la bulle contre le radiateur, au pire vous parlerez franglais comme Renaud. Dans tous les cas vous serez ridicule. C’est péremptoire mais c’est vrai, désolée.) Si vous avez une ou deux magnifiques phrases à insérer dans votre commentaire mais que sous le coup de l’émotion vous n’êtes pas sûr(e) de pouvoir restituer, notez-les quand même dans votre brouillon. Mais alors, que le reste du commentaire soit à la hauteur de ces belles phrases, sinon il y aura comme un déséquilibre… Par ailleurs, en lisant vous courez plusieurs risques : d’abord vous allez certainement mal couper vos phrases, faire des pauses placées de façon malheureuse. Rien de tel pour faire penser à l’examinateur que vous avez appris par cœur un commentaire rédigé en classe par votre professeur (risque accrû par le fait qu’il entendra peut-être le même discours pour la 25e fois de la journée…) et auquel vous n’avez RIEN COMPRIS. Conséquence : l’envie le prendra certainement de vous prendre vos notes, ce qu’il est tout à fait en droit de faire, pour voir un peu ce que vous valez, sans. Et là, mes enfants… vous allez amèrement regretter de ne pas avoir levé le nez de vos feuilles de brouillon pour regarder dans les yeux votre examinateur. Prenez exemple sur Claire Chazal (oui bon d’accord elle a un prompteur), que diriez-vous si elle avait constamment les yeux baissés et que vous ne voyiez jamais que ses racines (noires) ?
- A mesure que se déroule votre oral, pensez à cocher de temps en temps ce que vous avez dit, histoire de ne pas chercher d’un œil affolé sur une feuille griffonnée en tous sens où vous en êtes. De même, ne perdez pas votre temps à recopier les citations, soulignez-les de différentes couleurs et reportez le même code sur votre brouillon pour que tout soit bien clair pour vous.
- Laissez des flous artistiques ici et là. Ce procédé vous permettra de garder un certain contrôle sur l’entretien qui suivra votre prestation. En effet, pour tester votre aptitude à répondre du tac au tac, l’examinateur vous demandera sans doute de détailler un ou plusieurs points qu’il estimera pas suffisamment fouillés dans votre commentaire. Votre mission à vous est de laisser les hameçons aux endroits stratégiques afin d’orienter l’entretien vers des questions auxquelles vous savez pouvoir répondre. Si toutefois l’examinateur pose des questions que vous n’êtes pas sûr(e) d’avoir comprises, n’hésitez pas à lui demander de reformuler, ou reformulez vous-même ce que vous croyez avoir compris avant de vous lancer dans une réponse qui risquerait autrement de ne pas être en adéquation avec ce que l’on vous demandait.
- Soignez votre accent. Tant pis si vous avez l’impression d’être ridicule en faisant vos ‘th’ en anglais et en roulant vos ‘r’ en espagnol. Faites de votre mieux même si vous n’avez jamais fait cet effort en cours. S’il y a UNE occasion où vous devez oublier vos complexes, c’est celle-là. Il n’y a personne d’autre pour vous entendre que l’examinateur (le candidat qui prépare pendant que vous passez a bien autre chose à faire qu’à vous écouter), et arriver avec des’r’ non roulés ou des ‘ze’ pour ‘the / ‘I sink’ pour ‘I think’ équivaut à agiter un chiffon rouge sous le nez d’un taureau. En d’autres termes, c’est suicidaire. Evitez également de ponctuer vos phrases de ‘euh’ et de débuter vos réponses par ‘ben’.
- Enfin, et c’est une des clés de la réussite, n’arrivez pas perdant(e) à cet oral. Il se peut que vous ne soyez pas tellement doué dans la matière que vous passez, mais tâchez de vous rappeler qu’au lieu de partir de 0 et d’arriver tant bien que mal à la moyenne, vous partez de 20 et essayez de ne pas perdre trop de points.
Bonne chance et bon courage !
Mercredi 31 Mai 2006
Par serialteacher, Mercredi 31 Mai 2006 à 12:10 GMT+2 dans Trucs et astuces de prof
Mardi 30 Mai 2006
Par serialteacher, Mardi 30 Mai 2006 à 23:59 GMT+2 dans Trucs et astuces de prof
Tu dois apprendre tes verbes irréguliers et tu paniques devant l'ampleur de la tâche? Console-toi petit scarabée, voici quelques trucs pour rendre cette épreuve moins douloureuse:
- tu peux déjà essayer de regrouper les verbes irréguliers en catégories '3 formes identiques' (Put/put/put par exemple); '2 formes identiques' (think/thought/thought par exemple), I / A / U (sink/sank/sunk, drink/drank/drunk...) etc. La répétition des sonorités t'aidera à retenir les verbes.
- tu peux aussi remplacer les paroles de ta chanson préférée par des verbes irréguliers et les brailler à tue-tête sous ta douche. "Give gave giveeeeeeeeen give give give gahaaaaaaaaaave given yeah yeah yeah" non?
- essaye d'écrire au présent un texte farfelu qui te fasse utiliser 5 ou 6 verbes à la fois et entraîne toi à le passer au prétérit (2e colonne) puis au present perfect (Have + participe passé, 3e colonne)
IMPORTANT: pour apprendre les verbes ET savoir s'en servir, je pense qu'il est utile de les apprendre sous la forme: BEGIN / I BEGAN / I HAVE BEGUN.
Bon courage à toi, petit scarabée.



